Sawallisch chez Orfeo

Le site allemand jpc.de propose actuellement à prix réduit deux coffrets qui documentent une période essentielle de la carrière et de l’art de Wolfgang Sawallisch (1923-2013) – lire L’art de Sawallisch : sa direction ô combien féconde de l’Opéra d’Etat de Bavière de 1971 à 1992.

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Un premier coffret regroupe une série d’enregistrements exceptionnels de studio, tous publiés séparément, mais devenus indisponibles, qui ne doublonnent pas avec ceux parus sous d’autres étiquettes.

CD 1 WEBER Symphonies 1 & 2  (BRSO*) 

CD 2-5  BRUCKNER Symphonies 1, 5, 6, 9 (BSO*)

CD 6 BRAHMS Ein deutsches Requiem (BRSO, Margaret Price, Thomas Allen)

CD 7 Ouvertures WAGNER Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, VERDI La force du destin, MOZART La flûte enchantée, BEETHOVEN Leonore II, BRAHMS ouv. tragique (BSO)

CD 8 PFITZNER Palestrina, préludes actes I, II, III, Das Käthchen von Heilbronn ouv., Die Rose vom Liebesgarten, extr. (BRSO)

*BRSO = Bayerischer Rundfunk Symphonie-Orchester / Orchestre symphonique de la Radio Bavaroise

*BSO = Bayerischer Staatsorchester / Orchestre d’Etat de Bavière (orchestre de l’opéra)

Le second coffret regroupe trois « live », tous captés à Munich en juillet 1983- qui font référence depuis leur publication – des opéras de jeunesse de Wagner : Das Liebesverbot (Défense d’aimer), Die Feen (Les fées) et Rienzi

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Distributions :

Les Fées : Kurt Moll, Linda Esther-Gray, Kari Lövaas, Kristina Laki, John Alexander, June Anderson, Roland Herrmann, Jan-Hendrik Rootering, Cheryl Studer, BRSO

Das Liebesverbot : Hermann Prey, Friedrich Lenz, Kieth Engen, Sabine Haas, Pamela Coburn, Alfred Kuhn, Raimond Grumbach, BSO

Rienzi : René Kollo, Cheryl Studer, Jan-Hendrik Rootering, John Janssen, Bodo Brinkmann, Norbert Orth, Kieth Engen, Carmen Anhorn, Raimund Grumbach, Friedrich Lenz, BSO

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Gennady Rozhdestvensky : une discographie

Dresser la discographie du chef russe Guennadi Rojdestvenski (1931-2018) disparu ce 16 juin (lire L’imprononçable géantrelève de la mission impossible. Tant il a abordé de répertoires, d’ouvrages, d’époques. Comme s’il n’avait jamais eu aucun frein à sa curiosité. Essayons d’en distinguer les lignes de force et les chemins de traverse.

Il faut d’abord dire qu’il est très compliqué de se repérer dans les multiples labels, éditions et rééditions qui ont publié notamment les enregistrements de la période soviétique. C’est encore plus vrai sur les sites de téléchargement…

D’abord les Russes, essentiellement ceux du XXème siècle.

Rojdestvenski donne des versions très chorégraphiques des trois ballets de Tchaikovski, et dans les trois dernières symphonies, il est plus élégiaque qu’épique, bien loin de la rigueur d’un Mravinski et du souffle d’un Svetlanov.

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Admirable « live » de la BBC de La Belle au bois dormant

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Il accompagne son épouse, Viktoria Postnikova, dans les trois concertos de Tchaikovski (avec l’orchestre symphonique de Vienne)

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De Glazounov, il donne une première au disque de son oratorio Le Roi des juifs

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Comme Svetlanov a préempté le grand répertoire symphonique russe pour les monumentales collections Melodia (voir Le monument Svetlanovc’est sous des labels occidentaux que G.R. livre sa vision des grands symphonistes russes

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C’est dans Prokofiev que Rojdestvenski que révèle le mieux sa fantaisie, son sens de la narration, de l’ironie, du sarcasme. Dans les symphonies, comme dans les ballets, dont il est le seul à avoir réalisé une quasi-intégrale, ses enregistrements sont des références.

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C’est évidemment sa femme, Viktoria Postnikova, qu’il accompagne dans les concertos pour piano.

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Et c’est toujours lui qui signa, tout jeune, une version qui fait toujours référence de Pierre et le Loup avec l’inoubliable Gérard Philipe en récitant, dans la version française.

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L’autre grande affaire de la vie de chef de Rojdestvenski, c’est le lien très particulier qu’il entretient avec Chostakovitch, dont il révèlera toute une part méconnue de l’oeuvre avec une constance qui force l’admiration, ne se limitant pas aux symphonies, dont il réalisera  une intégrale contrastée avec l’orchestre symphonique du Ministère de la culture d’URSS.

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Ce double CD est une véritable mine : le Chostakovitch transcripteur, musicien de cirque ou de cinéma, de petits bijoux d’orchestration et d’humour, comme ce Tea for Two de Youmans, orchestré par le jeune Chostakovitch en moins de deux heures, ou ces polkas et valses de Johann Strauss irrésistibles.

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Rojdestvenski sera le premier à graver les ballets sarcastiques du jeune Chostakovitch, encore plein d’illusions sur les lendemains qui chantent. Partitions savoureuses et colorées.

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C’est encore G.R. qui réhabilite le premier ouvrage lyrique de Chostakovitch, Le Nezinspiré du conte fantastique de Gogol, représenté en 1930 puis interdit jusqu’en 1974 !

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Rojdestvenski est un partenaire de choix des deux solistes stars de l’URSS, Rostropovitch et Oistrakh.

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G.R. assume crânement son soutien à de jeunes compositeurs qui sont bien éloignés des critères posés par l’Union des compositeurs soviétiques dirigée de 1948 à 1991 (!) par l’indéboulonnable Tikhon Khrennikov.

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G.R. doit être un des rares Russes à avoir abordé les symphonies de Bruckner (qu’on trouve facilement en téléchargement, mais dans des éditions de très inégale qualité sonore !)

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Sibelius convient bien à G.R., les grands espaces, les frottements harmoniques. Longtemps ses enregistrements sont restés méconnus.

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D’autres grands symphonistes du XXème siècle, Nielsen, Enesco, Busoni, ont eu ses faveurs non exclusives !

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Si l’on veut un aperçu de la diversité des goûts de Guennadi Rojdestvenski, le coffret Brilliant Classics est idéal

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Enfin une rareté, mari et femme au piano dans un CD Brahms (Vox)

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jeanpierrerousseaublog.com : L’imprononçable géant

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Joseph Keilberth, 50 ans après

Il y a quelques mois, je regrettais une discographie lacunaire du chef d’orchestre Joseph Keilberth, né en 1908, mort d’une crise cardiaque le 20 juillet 1968. J’avais cependant entendu parler du projet de Warner de rééditer, dans sa série Icon, les enregistrements réalisés par le chef allemand pour Telefunken de 1953 à 1963. Voici le coffret tant attendu, avec pas mal d’inédits en CD, un intéressant travail de restauration même si certaines prises de son d’origine restent très confinées.

Un chef très « classique », qui chante et enchante dans Mozart, Haydn, Beethoven ou Brahms, qu’on aime depuis toujours dans Bruckner (prodigieuse 6ème symphonie), Johann ou Richard Strauss et dans d’incontournables Reger.

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Les prises mono sont marquées d’une astérisque *, les premières éditions en CD d’une croix +

Mozart: Symphony No. 28 in C major, K200 1963 +

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 30 in D major, K202 1953*+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 35 in D major, K385 ‘Haffner’ 1965

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 36 in C major, K425 ‘Linz’ 1965

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 38 in D major, K504 ‘Prague’ 1955

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 39 in E flat major, K543 1955

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 40 in G minor, K550 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 41 in C major, K551 ‘Jupiter’ 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Serenade No. 6 in D major, K239 ‘Serenata Notturna’ 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Notturno in D major K286 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Serenade No. 13 in G major, K525 ‘Eine kleine Nachtmusik’ 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Quadrilles (2), K463 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Divertimento No. 1 in E flat major, K113 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Divertimento in D major, K131

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: German Dances (6), K509 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Der Schauspieldirektor, K486: Overture 1959+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Die Zauberflöte, K620: Overture 1952*+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Haydn: Symphony No. 85 in B flat major ‘La Reine’1957

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Haydn: Symphony No. 101 in D major ‘The Clock’ 1957

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Coriolan Overture, Op. 62 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Leonore Overture No. 3, Op. 72b 1960

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: The Ruins of Athens Overture, Op. 113 1960

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Beethoven: The Ruins of Athens: Turkish March  1960

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Weber: Euryanthe Overture 1953*+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Weber: Der Freischütz Overture 1953*+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 1 in C major, Op. 21 1958

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 3 in E flat major, Op. 55 ‘Eroica’  1956

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Fidelio Overture Op. 72c 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 2 in D major, Op. 36 1958

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 4 in B flat major, Op. 60 1958

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Egmont Overture, Op. 84 1960

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 5 in C minor, Op. 67 1960

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 6 in F major, Op. 68 ‘Pastoral’ 1958

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 7 in A major, Op. 92 1960

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 8 in F major, Op. 93 1958*

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Schubert: Symphony No. 8 in B minor, D759 ‘Unfinished’ 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Schubert: Symphony No. 6 in C major, D589 1954+ (stéréo)

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mendelssohn: Calm Sea and Prosperous Voyage, Op. 27 1962

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Mendelssohn: Hebrides Overture, Op. 26 1962

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Schumann: Symphony No. 1 in B flat major, Op. 38 ‘Spring’ 1953*

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Grieg: Peer Gynt Suite No. 1, Op. 46  1956*

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Grieg: Peer Gynt Suite No. 2, Op. 55  1956*

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Brahms: Symphony No. 1 in C minor, Op. 68 1951*

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Symphony No. 3 in F major, Op. 90  1963

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Symphony No. 2 in D major, Op. 73  1962

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Symphony No. 4 in E minor, Op. 98  1960

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Brahms: Tragic Overture, Op. 81 1957

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Hungarian Dance No. 3 in F major 1963

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Hungarian Dance No. 10 in F major 1963

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Hungarian Dance No. 1 in G minor 1963

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Academic Festival Overture, Op. 80 1952*

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Smetana: Má Vlast: Vltava 1961

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Smetana: Má Vlast: Z ceských luhu a háju  1961

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Dvorak: Carnival Overture, Op. 92  1961

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Morgenblätter Walzer, Op. 279 1959+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Persischer Marsch, Op. 289 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: An der schönen, blauen Donau, Op. 314 1957+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Künstlerleben, Op. 316 1957+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Wein, Weib und Gesang, Op. 333 1957+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Kaiser-Walzer, Op. 437 1957+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Tritsch-Tratsch Polka, Op. 214 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Rosen aus dem Süden, Op. 388 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Annen-Polka, Op. 117 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Perpetuum Mobile, Op. 257 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Leichtes Blut, polka schnell, Op. 319 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Accelerationen, Op. 234 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Egyptischer Marsch, Op. 335 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Wiener Blut Waltz, Op. 354 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Dvorak: Slavonic Dances Nos. 1-8, Op. 46 Nos. 1-8 1956+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Dvorak: Slavonic Dances Nos. 9-16, Op. 72 Nos. 1-8 1956+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Dvorak: Symphony No. 9 in E minor, Op. 95 ‘From the New World’ 1961

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Dvorak: Cello Concerto in B minor, Op. 104 1958

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth
  • Ludwig Hoelscher (cello)

Wagner: Die Meistersinger von Nürnberg: Overture 1957

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Wagner: Die Meistersinger von Nürnberg: Prelude to Act 3 1957+

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Bruckner: Symphony No. 9 in D Minor 1956

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Bruckner: Symphony No. 6 in A major 1963

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Till Eulenspiegels lustige Streiche, Op. 28 1961

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Die schweigsame Frau: Pot-Pourri 1963

  • Bayerisches Staatsorchester
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Don Juan, Op. 20 1961

  • Bayerisches Staatsorchester
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Intermezzo, Op. 72: Four Symphonic Interludes 1963

  • Bayerisches Staatsorchester
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Waltz Sequence No. 1 (from Der Rosenkavalier) 1963

  • Bayerisches Staatsorchester
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Waltz Sequence No. 2 (from Der Rosenkavalier, Op. 59) 1963

  • Bayerisches Staatsorchester
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Salome: Dance of the Seven Veils 1963

  • Bayerisches Staatsorchester
  • Joseph Keilberth

Wagner: Lohengrin: Prelude to Act 1 1957

  • Philharmonisches Staatsorchester Hambur
  • Joseph Keilberth

Wagner: Lohengrin: Prelude to Act 3  1957

  • Philharmonisches Staatsorchester Hambur
  • Joseph Keilberth

Reger: Eine Ballettsuite, Op. 130 1962

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Reger: Variations and Fugue on a theme of Johann Adam Hiller Op. 100  1957

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Reger: Variations and Fugue for Orchestra on a Theme by Mozart, Op. 132 1962

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Hindemith: Nobilissima Visione 1956*+

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Hindemith: Symphonic Metamorphoses on Themes by Carl Maria von Weber 1956*+

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Les symphonies de Schubert

Comme beaucoup, j’ai commencé ma découverte des symphonies de Schubert par l’Inachevée,un 33 tours de la petite collection de mes parents (Guilde du disque ?), puis, adolescent, la 5ème symphonie, écoutée en boucle sur la chaîne Dual de mon « correspondant » allemand. Pas retenu le nom des interprètes ! Puis ce furent, dans l’ordre, les 2ème et 3ème symphonies par Lorin Maazel, la 6ème par Karl Böhm, et peu après les 3ème et 5ème par Beecham.

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Bien plus tard, quand Maazel sera réédité en CD, je trouverai ses interprétations univoques, brillantes, vives, enregistrées dans une stéréo dure et artificielle, manquant de tendresse. Avec des tempi à la limite du ridicule, comme dans le dernier mouvement – allegro moderato, et non prestissimo ! – de la 6ème symphonie.

Maazel aggrave son cas avec son intégrale tardive captée en concert à Munich en 2013 un an avant sa mort. Quelle utilité ?

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Quel contraste avec la vision bien pépère de Böhm, un allegro tellement moderato  qu’on s’endort avant la fin, avec laquelle j’ai découvert cette 6ème symphonie !

816AOYx5l7L._SL1500_C’est avec Böhm que je constituerai, disque après disque, ma première intégrale des symphonies. Je l’ai gardée, mais je me suis lassé d’un trop de sérieux, de sagesse, dans des oeuvres qui devraient respirer la jeunesse (Schubert a 16 ans quand il écrit sa 1ère symphonie… et il meurt à 31 ans !)

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Mon exploration de l’univers symphonique de Schubert se poursuit avec un disque singulier – Beecham l’est toujours ! -. Le chef anglais musarde, s’attendrit, épouse les humeurs du jeune homme qui a composé ces deux symphonies, et surprend par des tempi plutôt relaxed, comme disent les critiques britanniques.

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Lorsque Disques en lice comparera plusieurs versions de la 5ème symphonie, j’aurai d’abord un peu de mal à convaincre le producteur François Hudry d’intégrer Beecham à la compétition, il trouve le début vraiment trop lent. Et finalement ce sera la version primée par la tribune !

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Toujours en suivant la chronologie j’en pincerai un temps pour Sawallisch et la Staatskapelle de Dresde (Philips, 1967). Enregistrée de trop près, corsetée par une direction sans élan, la phalange saxonne est bien loin de l’univers schubertien (alors que le même équipage donnera quelques années plus tard, pour EMI, une intégrale des symphonies de Schumann qui fait toujours référence.

Au début des années 80, c’est une toute autre perspective, musicale et sonore – beauté de la prise de son ! – que nous offre Herbert Blomstedt avec le même orchestre. La plus « économique » et sans doute l’une des intégrales les plus homogènes.

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La critique s’emballera quasi unanimement pour Abbado, qui publie une version « chambriste » des symphonies, il y a trente ans exactement. J’avoue que je n’accrocherai jamais vraiment. C’est propre, bien joué, mais franchement l’imagination est aux abonnés absents.

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Même impression d’ensemble avec Barenboim qui s’ennuie à Berlin, et « wagnérise » les dernières symphonies.

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Avant lui, Karajan avait cédé à la demande d’EMI – un label qu’il retrouvait en 1969/70 après la première période Legge, sous l’impulsion de son agent Michel Glotz – et gravait une intégrale, bâclée, empesée, presque brucknérienne. Evitable !

À Londres, pendant la décennie 80, l’inépuisable défricheur qu’était Neville Marriner réalisait pour Philips d’abord un authentique travail musicologique sur les partitions de Schubert, et enregistrait, souvent en première mondiale, les compléments, fragments réalisés, recomposés par Brian Newbould

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La décennie suivante, Harnoncourt tient la vedette, en soumettant le vénérable Concertgebouw d’Amsterdam à un traitement de choc. Cela nous vaut des symphonies de Schubert peu orthodoxes  ‘Mais le respect que l’on doit au travail de pionnier de Harnoncourt, à son esprit d’aventure, n’empêche pas qu’on peut sortir furieux de l’écoute d’une telle intégrale, même pour les premières symphonies, qui selon la critique supportaient mieux le traitement que leur fait subir le maestro viennois. À chaque note ou presque, Harnoncourt se demande ce qu’il va en faire, ou plutôt comment il va en faire quelque chose à quoi les autres n’avaient pas pensé. Le plus intérieur des compositeurs sort défiguré par tant d’affêteries, par tant de narcissisme » (commentaire posté sur Amazon).

On n’est pas loin de partager cet avis. Entre le menuet mené à train d’enfer de la 4ème symphonie, et le lentissime 4ème mouvement de la 6ème symphonie, Harnoncourt fait du Harnoncourt plus que du Schubert.

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Le chef disparu en 2016 avait refait une intégrale en concert à Berlin. Je ne l’ai pas écoutée, mais les quelques extraits que j’en ai entendus ne m’ont pas convaincu.

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Alors vers quelles intégrales se tourner ?

Le probe Günter Wand ? Son intégrale reparaît ces jours-ci en coffret « super-éco »

81v45HxLUML._SL1500_.jpgLe bel équilibre, les timbres chatoyants des Viennois, mis en valeur par Riccardo Muti au début des années 90 ? Coffret EMI « super-éco » republié par Brilliant Classics.

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Mais si l’on veut vraiment explorer tout le spectre de l’univers de Schubert le Viennois, on se fiera à deux guides qui, chacun à leur manière, nous donnent à entendre tous les visages de Franz, avec les timbres uniques des Wiener Philharmoniker

Le surdoué Istvan Kertesz (1929-1973) :

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et son aîné Karl Münchinger (1915-1990), dont Eloquence nous a restitué tout récemment une superbe quasi-intégrale

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Dans la même perspective « traditionnelle », j’aime beaucoup les enregistrements réalisés par Colin Davis à Dresde à la fin des années 90.

71iWuvP-vdL._SL1500_Tendresse particulière pour la démarche toujours si inspirée, infiniment respectueuse des partitions, du très regretté Frans Brüggen (1934-2014)

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Et pour moi une récente redécouverte (lire Schubert à Santorin) la vision proche de l’idéal (de mon idéal ?) de Yehudi Menuhin : la grâce, l’élan, la tendresse, la justesse du mouvement.

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Warner a consacré une monumentale et luxueuse édition à Menuhin, soliste, chambriste (Menuhin Century) à l’occasion de son centenaire en 2016. Dommage qu’on n’ait pas saisi l’occasion de rééditer le legs symphonique du grand musicien. Warner nous le doit bien…

Enfin, la très bonne surprise de ces dernières semaines, c’est la réédition – superbe mono – d’un bouquet de symphonies par le grand Eduard Van Beinum.

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BERNSTEIN REMASTERED

810iNE4qRdL._SL1500_En prévision du centenaire de la naissance de Leonard BERNSTEIN (1918-1990), les éditeurs fourbissent leurs éditions. SONY propose une sélection de 100 CD dans leurs pochettes originales de la production discographique du génial chef, compositeur, pianiste, pédagogue, dans un remastering spectaculaire.

(jeanpierrerousseaublog.com)

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