Mariss Jansons (1943-2019) : une discographie

Le grand chef letton, Mariss Jansons,disparu le 1er décembre 2019 à 76 ans, a laissé une discographie abondante, dominée par quelques compositeurs, où figurent nombre de reprises avec les orchestres dont il eut successivement la direction musicale, essentiellement l’orchestre philharmonique d’Oslo, le Concertgebouw d’Amsterdam et l’orchestre de la Radio bavaroise

BEETHOVEN

Avant d’en réaliser une intégrale en concert, partagée entre Tokyo et Munich au début des années 2010, Mariss Jansons avait peu abordé Beethoven.

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BRAHMS

Comme presque toujours, on préfèrera ici les premiers enregistrements des symphonies de Brahms, réalisés à Oslo, publiés par le label Simax. Jansons y déploie autant d’énergie que de lyrisme, un souffle qui nous semble absent des dernières gravures faites à Munich.

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BRUCKNER 

Mariss Jansons a abordé Bruckner relativement tard dans sa carrière. Comme je l’écrivais (Mariss Jansons, la grande traditionje n’avais pas été très convaincu par une 3ème symphonie de Bruckner qu’avaient donnée Jansons et le Concertgebouw à Lucerne il y a quelques années. J’ai le sentiment que le chef se laisse porter par la magnificence sonore des phalanges qu’il dirige (Amsterdam, puis Munich) sans prendre de véritable parti interprétatif.

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CHOSTAKOVITCH

On ne grandit pas impunément à l’ombre et aux côtés de Mravinski, le créateur de la plupart des grandes symphonies de Chostakovitch, Mariss Jansons n’est pas spontanément cité comme une référence dans ce corpus, au même titre que Kondrachine, Haitink ou Rojdestvenski. À tort, parce que l’intégrale réalisée sur une vingtaine d’années, avec les plus grandes phalanges, est philologique, idiomatique, parce qu’elle rend universel le génie de Chostakovitch.

 

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Symphonie n°1 : Orchestre philharmonique de Berlin/BPO (1994)

Symphonie n°2 : Orchestre de la Radio bavaroise/BRSO (2005)

Symphonie n°3 : BRSO (2005)

Symphonie n°4 : BRSO (2004)

Symphonie n°5 : Orchestre philharmonique de Vienne/VPO (1997)

Symphonie n°6 : Orchestre philharmonique d’Oslo/OPO (1991)

Symphonie n°7 : Orchestre philharmonique de Leningrad (1988)

Symphonie n° 8 : Orchestre symphonique de Pittsburgh (2001)

Symphonie n°9 : OPO (1991)

Symphonie n°10 : Orchestre de Philadelphie (1994)

Symphonie n°11 : Orchestre de Philadelphie (1996)

Symphonie n°12 : BRSO (2004)

Symphonie n°13 : Sergei Aleksashkin, basse BRSO (2005)

Symphonie n°14 : Larissa Gogoievskaia, Sergei Aleksashkin, BRSO (2005)

Symphonie n°15 : Orchestre philharmonique de Londres (1997)

 

DVORAK

Le lyrisme bohémien de Dvorak a toujours bien convenu au chef letton, particulièrement dans ses premières gravures norvégiennes.

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MAHLER

J’ai toujours trouvé Jansons plus à l’aise dans Mahler et ses vastes fresques que dans Bruckner. Même si on observe de manière plus flagrante ici que dans d’autres répertoires, d’un orchestre (Oslo puis Amsterdam) à l’autre (Munich), et d’une décennie à l’autre, un alentissement général, la dilution de l’énergie interne, l’abandon à un certain hédonisme sonore, mais Mahler supporte ces différents traitements. On écoutera d’abord les premiers enregistrements d’Oslo. Magnifiquement captés. Ceux que l’on préfère.

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LA MUSIQUE FRANÇAISE

Jansons s’en est tenu aux grands classiques de la musique française, mais sa Symphonie fantastique de Berlioz, enregistrée en 1991 au Concertgebouw, est régulièrement en tête des écoutes anonymes.

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Toujours au Concertgebouw, il a parfois abordé Debussy, Ravel, et même Dutilleux.

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LES RUSSES

Mariss Jansons a véritablement émergé sur la scène discographique internationale avec son intégrale des symphonies de Tchaikovski, magnifiquement enregistrée à Oslo entre 1984 et 1986. Là encore, dans les écoutes comparées, Jansons arrive en tête.

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Autre sommet de la discographie ‘jansonienne », les symphonies et poèmes symphoniques de Rachmaninov qui bénéficient des couleurs idéales de l’orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg.

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Ce n’est que récemment que Jansons avait abordé le chef-d’oeuvre choral Les Cloches de Rachmaninov, livrant au passage une troisième version des Danses symphoniques (après Saint-Petersbourg et Amsterdam, cf. supra)

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Quant à Stravinsky, trois fois Jansons a remis sur le métier les grands ballets, à Oslo, à Amsterdam et à Munich. La somptuosité des timbres amstellodamois l’emporte ici.

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Quant à Prokofiev, Jansons n’en a gravé que la 5ème symphonie, mais sa première version à Leningrad est une référence absolue.

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Chemins de traverse

Etrangement, Jansons n’a pas beaucoup enregistré de musiques nordiques. Dommage quand on entend les quatre symphonies de Sibelius gravées à Oslo (il a repris la Deuxième à Amsterdam et Munich)

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Il laisse une version de référence des deux symphonies du Norvégien Johan Svendsen (1840-1911)

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Plus surprenants, ces deux disques consacrés à Arthur Honegger et Kurt WeillDans Honegger on peut préférer la flamboyance d’un Karajan. Mais ce double album est passionnant.

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En attendant que Warner rende l’hommage qui lui est dû à Mariss Jansons, en rassemblant dans un coffret la totalité des enregistrements du chef pour EMI, on trouvera des pépites dans le coffret que la radio néerlandaise a édité, qui reprend nombre de concerts donnés au Concertgebouw et qui n’ont pas tous été publiés séparément.

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Berlioz Symphonie fantastique

Ravel La Valse

Lutoslawski Concerto pour orchestre

Tchaikovski Symphonie n°6

Bartok Concerto pour orchestre / Musique pour cordes percussion et célesta

Mahler Symphonie n°7

Hindemith Métamorphoses symphoniques

Wagemans Moloch

R.Strauss Till Eulenspiegel / Mort et Transfiguration

Webern Im Sommerwind

Brahms Symphonie n°1

Schumann Symphonie n°1

Sibelius Symphonie n°1

Beethoven Symphonie n°5 / Ouv.Egmont

Schoenberg Un survivant de Varsovie

Moussorgski Chants et danses de la mort (Ferruccio Furlanetto)

Janacek Tarass Bulba

Gubaidulina Le Festin pendant la peste

Stravinsky Capriccio pour piano (Emanuel Ax) / Symphonie de psaumes

Varèse Amériques

Messiaen Hymne au Saint-Sacrement

Rossini La pie voleuse ouv.

Berio Quatre dédicaces

Poulenc Concerto pour orgue (Leo van Doeselaar)

Andriessen Mysterien

Rachmaninov Symphonie n°2

Wagner Prélude et mort d’Isolde

Bruckner Symphonie n°3

Martinu Concerto pour violon n°2 (Frank Peter Zimmermann)

Prokofiev Symphonie n°5

Le label de la radio bavaroise BR Klassik a, lui, réédité en coffret une dizaine d’enregistrements récents en format SACD.

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Michael Gielen (1927-2019) : une discographie

Il est mort à 91 ans ce 8 mars 2019. Une longue et belle carrière. Et pourtant le nom de Michael Gielen reste largement méconnu, même pour les mélomanes avertis, de ce côté-ci du Rhin. La situation n’a pas beaucoup changé depuis 1995 et cet article de Libération : Michael Gielen à ParisJ’ai déjà évoqué cet étrange phénomène, ces frontières invisibles mais réelles dans le monde de la musique : Préférence nationale

Heureusement, le Südwestrundfunk (la radio publique allemande qui regroupe les antennes historiques de Baden BadenSüdwestfunk – et Stuttgart – Süddeutscher Rundfunk) a publié les archives de celui qui a été le directeur musical de l’orchestre du SWF de Baden Baden de 1986 à 1999.

Que nous révèlent ces disques de l’art de Michael Gielen ? Une forme d’objectivité, qui n’est pas neutralité ou manque d’imagination, un respect scrupuleux du texte qui débouche sur une grandeur sans grandiloquence, une puissance sans artifices..

La discographie de Michael Gielen illustre la diversité de ses intérêts, ses racines « classiques » en même temps qu’une inlassable curiosité pour les répertoires les plus larges.

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Après les  Beethoven, Brahms, Bruckner de Michael Gielen (lire L’inconnu de la baguette), ce sont des coffrets composites, mais extraordinairement passionnants, qui nous sont proposés.

D’abord parce qu’ils illustrent l’étendue du répertoire de ce contemporain de Pierre Boulezà qui il a souvent été comparé et dont il partageait plus d’un trait commun. Mais à la différence du Français, Gielen l’Autrichien n’a jamais oublié les racines de la musique qui l’a nourri, et a toujours dirigé le répertoire classique, en même temps qu’il défendait et promouvait la création contemporaine. Et, sans qu’il ait eu besoin de le dire et de l’afficher, dans le même état d’esprit qu’Harconcourt ou Gardiner : le respect du texte, de l’Urtext. Ses Haydn manquent un peu de la fantaisie qu’y mettait un JochumMais tout le reste paraît simplement évident, justesse des tempi, des phrasés, sens de la ligne

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S’il est un compositeur et une oeuvre auxquels on associe régulièrement Michael Gielen, c’est Mahler. D’abord une Huitième symphonie captée à Francfort, qui avait attiré et suscité l’admiration de la critique internationale :

Puis une intégrale bâtie avec l’orchestre de la radio de Baden Baden, intégrale passionnante de bout en bout, et à l’exact opposé de la conception d’un Leonard Bernstein.

L’entretien – réalisé en 2009 – ci-dessous donne une grande part des clés de la conception que se fait Gielen de l’interprétation mahlérienne. Passionnant.

Merci à mon ami Pierre Gorjat – jadis complice de l’aventure de Disques en Lice à la Radio suisse romande – qui a fait la traduction de cet entretien :

Michael Gielen sur Mahler (2011)

Vous souvenez-vous de la première fois que vous avez entendu de la musique de Mahler ?

  • Oh oui ! Très bien ! C’était à Vienne. J’ai vécu à Vienne jusqu’en 1960. Je crois que c’était en 1956 ou 57 : Dimitri Mitropoulos dirigeait la Philharmonie de Vienne dans la 6e symphonie de Mahler. Mais il y avait qqch de particulier, autrefois ; les musiciens de la Philharmonie n’avaient que 3 répétitions, et ils ne connaissaient pas cette musique…
  • Comment voyez-vous, sur un plan historique, le conflit entre Mahler et la Philharmonie de Vienne ?
  • Mahler a eu la vie dure, moins à cause de sa musique qu’à cause de ses origines juives ! Il n’a pas seulement été attaqué par les critiques et toutes sortes de gens de cette époque, mais ses rapports avec l’orchestre, qui est pourtant l’orchestre mahlérien idéal, étaient empoisonnés dès le début, parce qu’il voulait exiger des musiciens, lors des deux ou trois ans où il les dirigea, des choses d’ordre musical dont ils ne voulaient absolument rien savoir. Et comme conséquence de ce rapport de forces conflictuel, ils l’ont ostracisé jusqu’à ces 10 ou 15 dernières années, lorsqu’il n’y eut d’autre choix que d’être obligé de jouer du Mahler ! Mais Bernstein, par exemple, lorsqu’il eut dirigé tout un cycle de ses symphonies, s’était plaint amèrement de cette attitude. Cette ligne du refus, qui ne peut être d’ordre musical, car ces gens sont tout de même trop bons pour cela, ne peut reposer que sur une vieille rancune, et tabler sur un antisémitisme qui ne peut être éradiqué. Bernstein, par exemple, qui avait eu un krach avec eux, à l’époque, parce qu’ils l’avaient boycotté, ils l’aimaient bien aussi, évidemment, car c’était quelqu’un qu’on ne pouvait qu’aimer, et ils ont eu beaucoup de succès avec lui, et ont gagné beaucoup d’argent avec les retransmissions télévisées de toutes les symphonies et du Chant de la Terre.
  • Dans quelle mesure la musique de Mahler est-elle autobiographique ?
  • C’est difficile de répondre à cette question : comment pourrais-je savoir cela ? En tout cas, en ce qui concerne ce que Alma rapporte, au sujet d’un changement de mesure dans le Scherzo de la 6e symphonie qui aurait un rapport avec des bousculades d’enfants, c’est n’importe quoi (« Quatsch » !), absolument n’importe quoi, comme presque tout ce que Alma nous révèle ! Je ne crois pas que l’on puisse expressément dire que cette musique soit autobiographique de façon directe, mais que toute expression artistique, qu’on le veuille ou non, est autobiographique. Mes compositions me décrivent : espérons-le, car sinon, je ne serais pas honnête ! Il y a quelques jours, on m’a demandé si je croyais que telle ou telle musique, celle de Mahler aussi, était politique. Naturellement, toute production artistique est politique. Et plus un auteur refuse de l’admettre, plus il le prétend, et plus sa production l’est, car ce refus est en soi un acte politique, n’est-ce pas ? On ne doit pas être pour tel ou tel parti, être nazi ou anti-nazi. Une composante politique est une partie de la vie. On ne peut pas vivre autrement que de vivre dans sa demeure spirituelle, et cela est aussi politique : toujours.
  • Bernstein a popularisé Mahler. Comment vous positionnez-vous, par rapport à son esthétique mahlérienne ?
  • Il est totalement subjectif. Il transpose ses émotions personnelles dans l’interprétation de la musique. Pour lui – et c’est terrible -, sa sphère émotionnelle est pour lui plus importante que la partition. Je crois que c’est un gigantesque malentendu que cette prétendue renaissance mahlérienne commence précisément avec Bernstein. Parce que Bernstein a sentimentalisé, exagéré – il a tout exagéré -, et c’est pour cela qu’on entend le Mahler de Bernstein, mais pas le contenu de la partition, pour une grande part. Certaines choses lui réussissent, de façon quasi miraculeuse, comme le Finale de la 7e. qui est l’un des mouvements les plus problématiques, à cause de ses affinités avec les Maîtres Chanteurs. Mais le son, dans la 7e , va beaucoup plus loin dans la direction de la musique moderne, de la musique ultérieure, du côté des compositions contemporaines de Schoenberg ou Berg, dans une façpn de composer telle qu’on ne saurait l’imaginer dans l’esthétique de Bernstein, qui souligne les aspects régressifs, d’où son succès. Chez Mahler, face aux contenus du XXe siècle, aux déchirures de l’être humain et de la société, Bernstein, que j’admire par ailleurs, passe tout droit, et il n’est pas le seul…
  • Doit-on protéger Mahler contre ses admirateurs ?
  • Oui, je crois qu’on doit avoir le courage de renoncer à une certaine part de succès en ne jouant pas trop la douceur, en ne se noyant pas entièrement dans un beau son, mais au contraire en travaillant sur la polyphonie, la multiplicité des sons, non en insistant sur l’étagement vertical, sur une sorte de standard sonore de la musique romantique, mais au contraire en essayant de travailler sur la base des différentes lignes.
  • Avez-vous été influencé par les enregistrements de Bruno Walter ?
  • L’une des principales préoccupations de Walter, c’est d’aider Mahler, de contribuer à sa percée, de le hisser. Ce n’est pas si solide, si rugueux, si grimaçant, tel que ça devrait l’être par endroits, comme je le crois, d’après la partition, et il y a de nouveau le problème du son qui fait obstacle. Il est en quelque sorte, pour ainsi dire, un précurseur de Bernstein !
  • A quoi rattacheriez-vous la modernité de Mahler ?
  • Avant tout au contenu. Comme je l’ai dit précédemment, au déchirement de l’individu et de la société au XXe siècle, qui ressortissent déjà aux contenus de Mahler, et qui doivent être perceptibles, même quand la musique est par moments pacifiée. Elle est menacée : c’est en quelque sorte comme si le sol menaçait constamment de s’effondrer sous nos pieds. Par exemple, la 4e symphonie, qui est une jolie pièce, qui est décrite, entre guillemets, comme « haydnienne »… Mais le développement du 1er mouvement est infernal : on a vraiment l’impression de plus avoir de sol sous les pieds, lorsque c’est bien présenté, et que ce n’est justement pas enrobé, pas caressé. L’Adagietto, chez plusieurs chefs célèbres, dure 16, 17 minutes. Mais 14 minutes, c’est déjà bien trop lent. Lors de la création avec Mahler, il avait duré 8 minutes, peut-être sous le coup de l’excitation, puis plus tard, plusieurs fois, il dura 9 minutes, Cela ne doit donc pas dégouliner comme du beurre fondu…
  • En ce qui concerne les tempi corrects ?
  • C’est bête, mais Mahler n’a pas donné d’indications métronomiques. Le jeu trop rapide n’a guère sévi, dans les mouvements vifs, et ce ne serait pas différent, je le crois, s’il y avait des indications métronomiques. Même quand les chefs ignorent ce genre d’indications, ou n’y prêtent pas assez garde, il n’est pas vrai qu’ils puissent les ignorer totalement ; il en est ainsi que l’image « moyenne » même de Beethoven, sur ce plan, s’est bien modifiée depuis l’époque de Furtwängler, avant tout grâce à Toscanini, mais Toscanini ne se préoccupait guère des indications métronomiques, car il dirige de toute façon rapidement !
  • Qu’admirez-vous le plus chez Mahler en tant qu’homme ?
  • Eh bien, la partition ! Oui, les partitions, car à côté de sa profession – il a dirigé presque chaque soir…Il a été capable, chaque été, en deux mois et demi de vacances dont il disposait, à Maiernigg, à Toblach ou je ne sais plus où, d’écrire de grandes et importantes œuvres de 70 minutes, et pendant toute l’année, alors qu’il était tous les jours à l’opéra, d’instrumenter et de travailler sur ses partitions, et alors qu’il devait en toute hâte, pendant l’été, avec un tel travail en cours, rédiger des esquisses, et l’on voit bien cela sur le fac simile des esquisses de la partition de la 10e symphonie…En si peu de temps (je crois qu’il est mort à 51 ans), il a énormément travaillé, et de façon aussi exemplaire pour l’opéra, et pas seulement comme compositeur. Bien sûr, il devait gagner sa vie : avec ses symphonies, il ne gagnait pas grand-chose. S’il avait été libre, il n’aurait pas autant travaillé pour l’opéra…

Filmé à Zurich en septembre 2009, par Universal Edition

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Y aura-t-il d’autres volumes ?

Plus chiche est la discographie antérieure à la période allemande de Michael Gielen. On trouve encore quelques beaux enregistrements réalisés à Cincinnati, dont Gielen est le directeur musical de 1980 à 1985.

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Quelques disques où Gielen se fait un accompagnateur exigeant :

Ici avec la pianiste brésilienne d’origine polonaise, Felicja Blumental.

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Toujours à Vienne avec le jeune Brendel.

Plus récemment avec le tout jeune Christian Tetzlaff

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Salonen, le maître du XXème siècle

Le coffret de 61 CD que publie Sony à l’approche de son 60ème anniversaire (le 30 juin prochain) est un exceptionnel hommage à l’art du chef finlandais Esa-Pekka Salonen.

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Je ne connais pas d’équivalent discographique à cette somme, qui révèle ce qui fait la singularité de ce musicien : l’incroyable diversité de son répertoire, certes centré sur le XXème siècle, mais ne s’embarrassant d’aucune barrière esthétique ou dogmatique. Qui d’autre que Salonen a osé aborder – et enregistrer – Corigliano et Saariaho, Dallapiccola et Bernard Herrmann, Hindemith et Webern, Ligeti et Richard Strauss, Rachmaninov et Messiaen, Revueltas et Chostakovitch ? Venant d’un chef finnois, ses anthologies Sibelius, Nielsen, Stravinsky, Lutoslawski, sont plus attendues, et ont fait l’objet de rééditions en coffrets séparés.

L’intérêt de ce coffret est aussi de nous rendre des enregistrements qui n’avaient pas bénéficié d’une distribution internationale, les pièces des Suédois Hillborg ou Larsson, ou encore All Rise de Wynton Marsalis, et les propres compositions de Salonen.

Tout est passionnant, même quand les affinités du chef avec certains répertoires ne semblent pas évidentes (Bruckner, R.Strauss ou Haydn). Si je devais mettre l’accent sur deux disques fascinants, ce serait les monographies Revueltas et Magnus Lindberg (exact  contemporain de Salonen, à trois jours près !)

Liste complète des oeuvres du coffret Sony :

Bach, J S: Toccata & Fugue in D minor, BWV565

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • arr. Stokowski

Bach, J S: Fantasia & Fugue in C minor, BWV537

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • arr. Elgar

Webern: Ricercata from J.S. Bach’s ‘Musical Offering’

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Bach, J S: Prelude & Fugue in E flat major, BWV552 ‘St Anne’

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • arr. Schoenberg

Mahler: Bach Suite

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Bartók: Concerto for Orchestra, BB 123, Sz.116

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Bartók: Music for Strings, Percussion & Celesta, BB 114, Sz. 106

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Bartók: Piano Concerto No. 1, BB 91, Sz. 83

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Yefim Bronfman (piano)

Bartók: Piano Concerto No. 2, BB 101, Sz. 95

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Yefim Bronfman (piano)

Bartók: Piano Concerto No. 3, BB 127, Sz. 119

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Yefim Bronfman (piano)

Bruckner: Symphony No. 4 in Eb Major ‘Romantic’

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Corigliano, J: The Red Violin – Music from the Motion Picture

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Dallapiccola: Il prigioniero (The Prisoner)

  • Swedish Radio Choir, Eric Ericson Choir, Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Phyllis Bryn-Julson (Le Madre), Jorma Hynninen (Il Prigioniero), Howard Haskin (Il Carceriere/Il Grande Inquisitore),

Dallapiccola: Canti di Prigionia

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Debussy: Images for orchestra, L. 122

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Debussy: La Mer

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Debussy: Prélude à l’après-midi d’un faune

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Debussy: Trois Nocturnes

  • Women Of The Los Angeles Master Chorale
  • Esa-Pekka Salonen

Debussy: La Damoiselle élue

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Dawn Upshaw (soprano)

Debussy: Le Martyre de Saint Sébastien – Fragments symphoniques

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Grieg: Peer Gynt, incidental music, Op. 23

  • Oslo Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Barbara Hendriks (soprano)

Haydn: Symphony No. 22 in E flat major ‘The Philosopher’

  • Stockholm Chamber Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Haydn: Symphony No. 78 in C minor

  • Stockholm Chamber Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Haydn: Symphony No. 82 in C major, ‘The Bear’

  • Stockholm Chamber Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Herrmann, B: The Man Who Knew Too Much: Prelude

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Herrmann, B: Psycho: A Suite for Strings

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Herrmann, B: Marnie: Suite

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Herrmann, B: North by Northwest: Overture

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Herrmann, B: Vertigo: Suite

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Herrmann, B: Torn Curtain

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Herrmann, B: Fahrenheit 451: suite for strings, harps and percussion

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Hillborg: Lava

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Hillborg: Stenmannen

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Hillborg: När en röd ros slar ut doftar hela skogen

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Hillborg: Jorden är ett litet rum

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Hillborg: En gul böjd banan

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Hillborg: Kväll

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Hillborg: Du som älskar

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Hillborg: Innan kärleken kom

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Hillborg: Vild i min mun

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Hindemith: Symphony ‘Mathis der Maler’

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Hindemith: Die vier Temperamente

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Emanuel Ax (piano)

Hindemith: Symphonic Metamorphoses on Themes by Carl Maria von Weber

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Larsson, L-E: Förklädd Gud (God in Disguise) Op. 24

  • Swedish Radio Choir, Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Hillevi Martinpelto (soprano), Håkan Hagegård (baritone), Erland Josephson (narrator)

Larsson, L-E: Pastoral Suite, Op. 19

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Larsson, L-E: Violin Concerto, Op. 42

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Arve Tellefsen (violin)

Ligeti: Le Grand Macabre

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Sibylle Ehlert, Laura Claycomb, Charlotte Hellekant, Jard van Nes

Ligeti: Nonsense Madrigals

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Ligeti: Mysteries of the Macabre

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Ligeti: Aventures

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Ligeti: Nouvelles Aventures

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Ligeti: Der Sommer

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Ligeti: Harom Weöres dal

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Ligeti: Negy lakodalmi tanc

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Lindberg, M: Cantigas

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Christopher O’Neal (oboe)

Lindberg, M: Cello Concerto No. 1

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Anssi Karttunen (cello)

Lindberg, M: Parada

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Lindberg, M: Fresco

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Schoenberg: Piano Concerto, Op. 42

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Emanuel Ax (piano)

Liszt: Piano Concerto No. 1 in E flat major, S124

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Emanuel Ax (piano)

Liszt: Piano Concerto No. 2 in A major, S125

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Emanuel Ax (piano)

Lutosławski: Symphony No. 2

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Lutosławski: Piano Concerto

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Paul Crossley (piano)

Lutosławski: Fanfare for Los Angeles Philharmonic

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Lutosławski: Chantefleurs et Chantefables

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Dawn Upshaw (soprano)

Lutosławski: Symphony No. 1

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Lutosławski: Symphony No. 2

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Lutosławski: Symphony No. 3

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Lutosławski: Symphony No. 4

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Mahler: Symphony No. 3

  • Los Angeles Master Chorale, Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Anna Larsson (mezzo-soprano)

Mahler: Symphony No. 4

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Barbara Hendriks (soprano)

Mahler: Das Lied von der Erde

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Placido Domingo (tenor) Bo Skovhus (baritone)

Marsalis, W: All Rise

  • The Morgan State University Choir, The Lincoln Center Jazz Orchestra, Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Wynton Marsalis (trumpet)

Messiaen: Turangalîla Symphony

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Messiaen: Des Canyons aux Étoiles

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen
  • Paul Crossley (piano)

Messiaen: Oiseaux exotiques

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen
  • Paul Crossley (piano)

Messiaen: Couleurs de la cité céleste

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen
  • Paul Crossley (piano)

Nielsen: Symphony No. 1 in G minor, Op. 7 (FS16)

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Nielsen: Little Suite in A minor for strings, Op. 1 (FS6)

  • New Stockholm Chamber Orchestra New Stockholm Chamber Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Nielsen: Symphony No. 2, Op. 16 (FS29) ‘The Four temperaments’

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Nielsen: Pan & Syrinx, Op. 49 (FS87)

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Nielsen: Aladdin Suite, Op. 34

  • Swedish Radio Chorus, Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Nielsen: Symphony No. 3, Op. 27 (FS60) ‘Sinfonia espansiva’

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Pia-Maria Nilsson (soprano), Olle Persson (baritone)

Nielsen: Symphony No. 6, (FS116) ‘Sinfonia semplice’

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Nielsen: Symphony No. 4, Op. 29 (FS76) ‘The Inextinguishable’

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Nielsen: Helios Overture, Op. 17 (FS32)

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Nielsen: Symphony No. 5, Op. 50 (FS97)

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Nielsen: Maskarade – Suite

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Nielsen: Violin Concerto, Op. 33 (FS61)

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Cho-Liang Lin (violin)

Sibelius: Violin Concerto in D minor, Op. 47

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Cho-Liang Lin (violin)

Nielsen: Clarinet Concerto Op. 57 (FS129)

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Hakan Rosengren (clarinet)

Nielsen: Flute Concerto, FS119

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Per Flemstrom (flute)

Nielsen: Saul & David – Prelude Act 2

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Nielsen: Springtime in Funen, Op. 42

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Nielsen: Rhapsody Overture: An Imaginary Trip to the Faroe Islands (FS123)

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Prokofiev: Romeo and Juliet, Op. 64 – excerpts

  • Berliner Philharmoniker
  • Esa-Pekka Salonen

Prokofiev: Violin Concerto No. 1 in D major, Op. 19

  • Los Angeles Philharmonic
  • Esa-Pekka Salonen
  • Cho-Liang Lin (violin)

Prokofiev: Violin Concerto No. 2 in G minor, Op. 63

  • Los Angeles Philharmonic
  • Esa-Pekka Salonen
  • Cho-Liang Lin (violin)

Stravinsky: Violin Concerto in D

  • Los Angeles Philharmonic
  • Esa-Pekka Salonen
  • Cho-Liang Lin (violin)

Rachmaninov: Piano Concerto No. 2 in C minor, Op. 18

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Yefim Bronfman (piano)

Rachmaninov: Piano Concerto No. 3 in D minor, Op. 30

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Yefim Bronfman (piano)

Revueltas: Sensemayá

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Revueltas: Ocho por radio

  • Los Angeles Philharmonic New Music Group
  • Esa-Pekka Salonen

Revueltas: La noche de los Mayas

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Revueltas: Homenaje a Federico García Lorca

  • Los Angeles Philharmonic New Music Group
  • Esa-Pekka Salonen

Revueltas: Ventanas

  • Los Angeles Philharmonic Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Revueltas: First Little Serious Piece

  • Los Angeles Philharmonic New Music Group
  • Esa-Pekka Salonen

Revueltas: Second Little Serious Piece

  • Los Angeles Philharmonic New Music Group
  • Esa-Pekka Salonen

Saariaho: Graal théâtre version for violin and chamber orchestra

  • BBC Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Saariaho: Chateau de l’Ame

  • Finnish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Dawn Upshaw (soprano)

Saariaho: Cello Concerto No. 1 ‘Amers’

  • Avanti! Chamber Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Anssi Karttunen (cello)

Salonen: LA Variations

  • Los Angeles Philharmonic
  • Esa-Pekka Salonen

Salonen: Five Images After Sappho

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen
  • Dawn Upshaw (soprano)

Salonen: Giro

  • Los Angeles Philharmonic
  • Esa-Pekka Salonen

Salonen: Mania for Cello & Orchestra

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen
  • Anssi Karttunen (cello)

Salonen: Gambit

  • Los Angeles Philharmonic
  • Esa-Pekka Salonen

Schoenberg: Verklärte Nacht, Op. 4

  • Stockholm Chamber Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Schoenberg: String Quartet No. 2 in F sharp minor, Op. 10

  • Stockholm Chamber Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Faye Robinson (soprano)
  • arr. Schoenberg

Shostakovich: Piano Concerto No. 1 in C minor for piano, trumpet & strings, Op. 35

  • Los Angeles Philharmonic
  • Esa-Pekka Salonen
  • Yefim Bronfman (piano)

Shostakovich: Piano Concerto No. 2 in F major, Op. 102

  • Los Angeles Philharmonic
  • Esa-Pekka Salonen
  • Yefim Bronfman (piano)

Shostakovich: Piano Quintet in G minor, Op. 57

  • Juilliard String Quartet
  • Esa-Pekka Salonen
  • Yefim Bronfman (piano)

Sibelius: Symphony No. 5 in E flat major, Op. 82

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Sibelius: Pohjola’s Daughter, Op. 49

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Sibelius: Lemminkäinen Suite, Op. 22

  • Los Angeles Philharmonic
  • Esa-Pekka Salonen

Sibelius: En Saga, Op. 9

  • Los Angeles Philharmonic
  • Esa-Pekka Salonen

Sibelius: Kullervo, Op. 7

  • The Helsinki University Chorus (YL), Los Angeles Philharmonic
  • Esa-Pekka Salonen
  • Marianna Rørholm (soprano), Jorma Hynninen (baritone)

Goldmark: Violin Concerto No. 1 in A minor, Op. 28

  • Los Angeles Philharmonic
  • Esa-Pekka Salonen
  • Joshua Bell (violin)

Sibelius: Violin Concerto in D minor, Op. 47

  • Los Angeles Philharmonic
  • Esa-Pekka Salonen
  • Joshua Bell (violin)

Strauss, R: Duett-Concertino for Clarinet, Bassoon & Strings, AV147

  • New Stockholm Chamber Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Strauss, R: Metamorphosen

  • New Stockholm Chamber Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Strauss, R: Capriccio Prelude

  • New Stockholm Chamber Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Stravinsky: Petrushka

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Stravinsky: Orpheus

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Stravinsky: The Firebird

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Stravinsky: Jeu de cartes

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Stravinsky: The Rite of Spring

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Stravinsky: Symphony in 3 movements

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Stravinsky: Pulcinella

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen
  • John Tomlinson (bass), John Aler (tenor), Yvonne Kenny (soprano)

Stravinsky: Ragtime, for eleven instruments

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen

Stravinsky: Renard

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen
  • John Tomlinson (bass), David Wilson-Johnson (baritone), London Sinfonietta, John Aler (tenor), Nigel Robson (tenor)

Stravinsky: Octet for Wind Instruments

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen

Stravinsky: Capriccio for Piano and Orchestra

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen
  • Paul Crossley (piano)

Stravinsky: Movements for Piano & Orchestra

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen
  • Paul Crossley (piano)

Stravinsky: Concerto for Piano & Wind Instruments

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen
  • Paul Crossley (piano)

Stravinsky: Symphonies of Wind Instruments

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen

Stravinsky: Concerto in D for string orchestra ‘Basler’

  • Stockholm Chamber Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Stravinsky: Apollon musagète

  • Stockholm Chamber Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Stravinsky: Cantata

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen
  • Terry Edwards (chorus master), Yvonne Kenny (soprano), London Sinfonietta Voices, John Aler (tenor)

Stravinsky: Oedipus Rex

  • Esa-Pekka Salonen
  • Simon Estes (bass), Hans Sotin (bass), Anne Sofie von Otter (mezzo-soprano), Nicolai Gedda (tenor), Patrice Chereau (speaker), Hans Sotin (baritone)

Takemitsu: To The Edge Of Dream for Guitar And Orchestra

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen

Takemitsu: Folios, for guitar

  • Esa-Pekka Salonen
  • John Williams (guitar)

Takemitsu: Toward the Sea I for alto flute & guitar

  • Esa-Pekka Salonen
  • John Williams (guitar), Sebastian Bell (flute)

Takemitsu: Here, There and Everywhere (John Lennon and Paul McCartney) from 12 Songs

  • Esa-Pekka Salonen
  • John Williams (guitar)

Takemitsu: What A Friend (Charles C. Converse) from 12 Songs

  • Esa-Pekka Salonen
  • John Williams (guitar)

Takemitsu: Amours Perdues (Joseph Kosma) from 12 Songs

  • Esa-Pekka Salonen
  • John Williams (guitar)

Takemitsu: Summertime (Gershwin) from 12 Songs

  • Esa-Pekka Salonen
  • John Williams (guitar)

Takemitsu: Vers, L’Arc-en-Ciel, Palma

  • London Sinfonietta
  • Esa-Pekka Salonen
  • John Williams (guitar), Gareth Hulse (oboe d’amore)

Jolivet: Trumpet Concerto No. 2

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Wynton Marsalis (trumpet)

Jolivet: Concertino for Trumpet, String Orchestra and Piano (1948)

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Wynton Marsalis (trumpet)

Tomasi, H F: Trumpet Concerto

  • Philharmonia Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen
  • Wynton Marsalis (trumpet)

Alfvén: Swedish Rhapsody No. 1, Op. 19 ‘Midsommarvaka’

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Sibelius: Valse Triste, Op. 44 No. 1

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Sibelius: Finlandia, Op. 26

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Grieg: Sigurd Jorsalfar – three orchestral pieces, Op. 56

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Leifs: Geysir, Op. 51

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Nielsen: Maskarade – Suite

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

Järnefelt: Berceuse

  • Swedish Radio Symphony Orchestra
  • Esa-Pekka Salonen

PAAVO JÄRVI à CINCINNATI

71VBO52flnL._SL1200_Après la disparition du label Telarc, on pensait ne jamais retrouver les enregistrements effectués par Paavo Jârvi avec l’orchestre symphonique de Cincinnati dont il a été le directeur musical pendant dix ans, de 2001 à 2011. La bonne surprise de cette rentrée, c’est ce coffret généreux de 16 CD à petit prix qui nous restitue le parcours original d’un chef et d’un orchestre qui n’hésitent pas à sortir des sentiers battus.

  • Berlioz: Symphonie fantastique op. 14
  • Sibelius: Symphonie Nr. 2
  • Tubin: Symphonie Nr. 5
  • Strawinsky: Petruschka; Scherzo a la Russe; Le Sacre du Printemps
  • Prokofieff: Romeo & Julia-Suiten Nr. 1-3; Symphonie Nr. 5; Leutnant Kije-Suite op. 60
  • Ravel: Daphnis & Chloe-Suite Nr. 2; Pavane pour une infante defunte; La Valse; Bolero
  • Nielsen: Symphonie Nr. 5
  • Debussy: Prelude a l’apres-midi d’un faune; Nocturnes; La Mer; Berceuse heroique
  • Dvorak: Symphonie Nr. 9 « Aus der neuen Welt »
  • Martinu: Symphonie Nr. 2
  • Lutoslawski: Konzert für Orchester
  • Bartok: Konzert für Orchester
  • Britten: The Young Person’s Guide to the Orchestra op. 34 (in zwei Aufnahmen von 2006 & 2008); 4 Sea Interludes aus Peter Grimes op. 33a
  • Elgar: Enigma Variations op. 36
  • Rachmaninoff: Symphonie Nr. 2
  • Tschaikowsky: Romeo & Julia; Symphonie Nr. 6
  • Mussorgsky: Eine Nacht auf dem kahlen Berge; Bilder einer Ausstellung
  • Schostakowitsch: Symphonie Nr. 10
  • Tormis: Ouvertüre Nr. 2
  • Holst: The Planets op. 32

Lire : Le blog de Jean Pierre Rousseau : Cincinnati/Järvi

CONCERTGEBOUW AMSTERDAM 125

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A l’occasion du 125ème anniversaire de l’un des meilleurs orchestres du monde, le Concertgebouw d’Amsterdam, la radio néerlandaise regroupe en deux beaux offrets 152 CD d’une liste fabuleuse de grands concerts captés dans la célèbre salle amstellodamoise, avec les plus grands chefs du XXème siècle.

CD

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