Mariss Jansons (1943-2019) : une discographie

Le grand chef letton, Mariss Jansons,disparu le 1er décembre 2019 à 76 ans, a laissé une discographie abondante, dominée par quelques compositeurs, où figurent nombre de reprises avec les orchestres dont il eut successivement la direction musicale, essentiellement l’orchestre philharmonique d’Oslo, le Concertgebouw d’Amsterdam et l’orchestre de la Radio bavaroise

BEETHOVEN

Avant d’en réaliser une intégrale en concert, partagée entre Tokyo et Munich au début des années 2010, Mariss Jansons avait peu abordé Beethoven.

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BRAHMS

Comme presque toujours, on préfèrera ici les premiers enregistrements des symphonies de Brahms, réalisés à Oslo, publiés par le label Simax. Jansons y déploie autant d’énergie que de lyrisme, un souffle qui nous semble absent des dernières gravures faites à Munich.

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BRUCKNER 

Mariss Jansons a abordé Bruckner relativement tard dans sa carrière. Comme je l’écrivais (Mariss Jansons, la grande traditionje n’avais pas été très convaincu par une 3ème symphonie de Bruckner qu’avaient donnée Jansons et le Concertgebouw à Lucerne il y a quelques années. J’ai le sentiment que le chef se laisse porter par la magnificence sonore des phalanges qu’il dirige (Amsterdam, puis Munich) sans prendre de véritable parti interprétatif.

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CHOSTAKOVITCH

On ne grandit pas impunément à l’ombre et aux côtés de Mravinski, le créateur de la plupart des grandes symphonies de Chostakovitch, Mariss Jansons n’est pas spontanément cité comme une référence dans ce corpus, au même titre que Kondrachine, Haitink ou Rojdestvenski. À tort, parce que l’intégrale réalisée sur une vingtaine d’années, avec les plus grandes phalanges, est philologique, idiomatique, parce qu’elle rend universel le génie de Chostakovitch.

 

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Symphonie n°1 : Orchestre philharmonique de Berlin/BPO (1994)

Symphonie n°2 : Orchestre de la Radio bavaroise/BRSO (2005)

Symphonie n°3 : BRSO (2005)

Symphonie n°4 : BRSO (2004)

Symphonie n°5 : Orchestre philharmonique de Vienne/VPO (1997)

Symphonie n°6 : Orchestre philharmonique d’Oslo/OPO (1991)

Symphonie n°7 : Orchestre philharmonique de Leningrad (1988)

Symphonie n° 8 : Orchestre symphonique de Pittsburgh (2001)

Symphonie n°9 : OPO (1991)

Symphonie n°10 : Orchestre de Philadelphie (1994)

Symphonie n°11 : Orchestre de Philadelphie (1996)

Symphonie n°12 : BRSO (2004)

Symphonie n°13 : Sergei Aleksashkin, basse BRSO (2005)

Symphonie n°14 : Larissa Gogoievskaia, Sergei Aleksashkin, BRSO (2005)

Symphonie n°15 : Orchestre philharmonique de Londres (1997)

 

DVORAK

Le lyrisme bohémien de Dvorak a toujours bien convenu au chef letton, particulièrement dans ses premières gravures norvégiennes.

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MAHLER

J’ai toujours trouvé Jansons plus à l’aise dans Mahler et ses vastes fresques que dans Bruckner. Même si on observe de manière plus flagrante ici que dans d’autres répertoires, d’un orchestre (Oslo puis Amsterdam) à l’autre (Munich), et d’une décennie à l’autre, un alentissement général, la dilution de l’énergie interne, l’abandon à un certain hédonisme sonore, mais Mahler supporte ces différents traitements. On écoutera d’abord les premiers enregistrements d’Oslo. Magnifiquement captés. Ceux que l’on préfère.

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RICHARD STRAUSS

Mariss Jansons est venu relativement tard à Richard Strauss. On a le choix entre les versions données à Amsterdam ou à Munich, pratiquement contemporaines.

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En janvier paraîtra le dernier enregistrement de Mariss Jansons, avec les Vier letzte Lieder chantés par Diana Damrau.

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LA MUSIQUE FRANÇAISE

Jansons s’en est tenu aux grands classiques de la musique française, mais sa Symphonie fantastique de Berlioz, enregistrée en 1991 au Concertgebouw, est régulièrement en tête des écoutes anonymes.

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Toujours au Concertgebouw, il a parfois abordé Debussy, Ravel, et même Dutilleux.

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LES RUSSES

Mariss Jansons a véritablement émergé sur la scène discographique internationale avec son intégrale des symphonies de Tchaikovski, magnifiquement enregistrée à Oslo entre 1984 et 1986. Là encore, dans les écoutes comparées, Jansons arrive en tête.

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Autre sommet de la discographie ‘jansonienne », les symphonies et poèmes symphoniques de Rachmaninov qui bénéficient des couleurs idéales de l’orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg.

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Ce n’est que récemment que Jansons avait abordé le chef-d’oeuvre choral Les Cloches de Rachmaninov, livrant au passage une troisième version des Danses symphoniques (après Saint-Petersbourg et Amsterdam, cf. supra)

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Quant à Stravinsky, trois fois Jansons a remis sur le métier les grands ballets, à Oslo, à Amsterdam et à Munich. La somptuosité des timbres amstellodamois l’emporte ici.

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Quant à Prokofiev, Jansons n’en a gravé que la 5ème symphonie, mais sa première version à Leningrad est une référence absolue.

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Chemins de traverse

Etrangement, Jansons n’a pas beaucoup enregistré de musiques nordiques. Dommage quand on entend les quatre symphonies de Sibelius gravées à Oslo (il a repris la Deuxième à Amsterdam et Munich)

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Il laisse une version de référence des deux symphonies du Norvégien Johan Svendsen (1840-1911)

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Plus surprenants, ces deux disques consacrés à Arthur Honegger et Kurt WeillDans Honegger on peut préférer la flamboyance d’un Karajan. Mais ce double album est passionnant.

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En attendant que Warner rende l’hommage qui lui est dû à Mariss Jansons, en rassemblant dans un coffret la totalité des enregistrements du chef pour EMI, on trouvera des pépites dans le coffret que la radio néerlandaise a édité, qui reprend nombre de concerts donnés au Concertgebouw et qui n’ont pas tous été publiés séparément.

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Berlioz Symphonie fantastique

Ravel La Valse

Lutoslawski Concerto pour orchestre

Tchaikovski Symphonie n°6

Bartok Concerto pour orchestre / Musique pour cordes percussion et célesta

Mahler Symphonie n°7

Hindemith Métamorphoses symphoniques

Wagemans Moloch

R.Strauss Till Eulenspiegel / Mort et Transfiguration

Webern Im Sommerwind

Brahms Symphonie n°1

Schumann Symphonie n°1

Sibelius Symphonie n°1

Beethoven Symphonie n°5 / Ouv.Egmont

Schoenberg Un survivant de Varsovie

Moussorgski Chants et danses de la mort (Ferruccio Furlanetto)

Janacek Tarass Bulba

Gubaidulina Le Festin pendant la peste

Stravinsky Capriccio pour piano (Emanuel Ax) / Symphonie de psaumes

Varèse Amériques

Messiaen Hymne au Saint-Sacrement

Rossini La pie voleuse ouv.

Berio Quatre dédicaces

Poulenc Concerto pour orgue (Leo van Doeselaar)

Andriessen Mysterien

Rachmaninov Symphonie n°2

Wagner Prélude et mort d’Isolde

Bruckner Symphonie n°3

Martinu Concerto pour violon n°2 (Frank Peter Zimmermann)

Prokofiev Symphonie n°5

Le label de la radio bavaroise BR Klassik a, lui, réédité en coffret une dizaine d’enregistrements récents en format SACD.

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Michael Gielen (1927-2019) : une discographie

Il est mort à 91 ans ce 8 mars 2019. Une longue et belle carrière. Et pourtant le nom de Michael Gielen reste largement méconnu, même pour les mélomanes avertis, de ce côté-ci du Rhin. La situation n’a pas beaucoup changé depuis 1995 et cet article de Libération : Michael Gielen à ParisJ’ai déjà évoqué cet étrange phénomène, ces frontières invisibles mais réelles dans le monde de la musique : Préférence nationale

Heureusement, le Südwestrundfunk (la radio publique allemande qui regroupe les antennes historiques de Baden BadenSüdwestfunk – et Stuttgart – Süddeutscher Rundfunk) a publié les archives de celui qui a été le directeur musical de l’orchestre du SWF de Baden Baden de 1986 à 1999.

Que nous révèlent ces disques de l’art de Michael Gielen ? Une forme d’objectivité, qui n’est pas neutralité ou manque d’imagination, un respect scrupuleux du texte qui débouche sur une grandeur sans grandiloquence, une puissance sans artifices..

La discographie de Michael Gielen illustre la diversité de ses intérêts, ses racines « classiques » en même temps qu’une inlassable curiosité pour les répertoires les plus larges.

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Après les  Beethoven, Brahms, Bruckner de Michael Gielen (lire L’inconnu de la baguette), ce sont des coffrets composites, mais extraordinairement passionnants, qui nous sont proposés.

D’abord parce qu’ils illustrent l’étendue du répertoire de ce contemporain de Pierre Boulezà qui il a souvent été comparé et dont il partageait plus d’un trait commun. Mais à la différence du Français, Gielen l’Autrichien n’a jamais oublié les racines de la musique qui l’a nourri, et a toujours dirigé le répertoire classique, en même temps qu’il défendait et promouvait la création contemporaine. Et, sans qu’il ait eu besoin de le dire et de l’afficher, dans le même état d’esprit qu’Harconcourt ou Gardiner : le respect du texte, de l’Urtext. Ses Haydn manquent un peu de la fantaisie qu’y mettait un JochumMais tout le reste paraît simplement évident, justesse des tempi, des phrasés, sens de la ligne

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S’il est un compositeur et une oeuvre auxquels on associe régulièrement Michael Gielen, c’est Mahler. D’abord une Huitième symphonie captée à Francfort, qui avait attiré et suscité l’admiration de la critique internationale :

Puis une intégrale bâtie avec l’orchestre de la radio de Baden Baden, intégrale passionnante de bout en bout, et à l’exact opposé de la conception d’un Leonard Bernstein.

L’entretien – réalisé en 2009 – ci-dessous donne une grande part des clés de la conception que se fait Gielen de l’interprétation mahlérienne. Passionnant.

Merci à mon ami Pierre Gorjat – jadis complice de l’aventure de Disques en Lice à la Radio suisse romande – qui a fait la traduction de cet entretien :

Michael Gielen sur Mahler (2011)

Vous souvenez-vous de la première fois que vous avez entendu de la musique de Mahler ?

  • Oh oui ! Très bien ! C’était à Vienne. J’ai vécu à Vienne jusqu’en 1960. Je crois que c’était en 1956 ou 57 : Dimitri Mitropoulos dirigeait la Philharmonie de Vienne dans la 6e symphonie de Mahler. Mais il y avait qqch de particulier, autrefois ; les musiciens de la Philharmonie n’avaient que 3 répétitions, et ils ne connaissaient pas cette musique…
  • Comment voyez-vous, sur un plan historique, le conflit entre Mahler et la Philharmonie de Vienne ?
  • Mahler a eu la vie dure, moins à cause de sa musique qu’à cause de ses origines juives ! Il n’a pas seulement été attaqué par les critiques et toutes sortes de gens de cette époque, mais ses rapports avec l’orchestre, qui est pourtant l’orchestre mahlérien idéal, étaient empoisonnés dès le début, parce qu’il voulait exiger des musiciens, lors des deux ou trois ans où il les dirigea, des choses d’ordre musical dont ils ne voulaient absolument rien savoir. Et comme conséquence de ce rapport de forces conflictuel, ils l’ont ostracisé jusqu’à ces 10 ou 15 dernières années, lorsqu’il n’y eut d’autre choix que d’être obligé de jouer du Mahler ! Mais Bernstein, par exemple, lorsqu’il eut dirigé tout un cycle de ses symphonies, s’était plaint amèrement de cette attitude. Cette ligne du refus, qui ne peut être d’ordre musical, car ces gens sont tout de même trop bons pour cela, ne peut reposer que sur une vieille rancune, et tabler sur un antisémitisme qui ne peut être éradiqué. Bernstein, par exemple, qui avait eu un krach avec eux, à l’époque, parce qu’ils l’avaient boycotté, ils l’aimaient bien aussi, évidemment, car c’était quelqu’un qu’on ne pouvait qu’aimer, et ils ont eu beaucoup de succès avec lui, et ont gagné beaucoup d’argent avec les retransmissions télévisées de toutes les symphonies et du Chant de la Terre.
  • Dans quelle mesure la musique de Mahler est-elle autobiographique ?
  • C’est difficile de répondre à cette question : comment pourrais-je savoir cela ? En tout cas, en ce qui concerne ce que Alma rapporte, au sujet d’un changement de mesure dans le Scherzo de la 6e symphonie qui aurait un rapport avec des bousculades d’enfants, c’est n’importe quoi (« Quatsch » !), absolument n’importe quoi, comme presque tout ce que Alma nous révèle ! Je ne crois pas que l’on puisse expressément dire que cette musique soit autobiographique de façon directe, mais que toute expression artistique, qu’on le veuille ou non, est autobiographique. Mes compositions me décrivent : espérons-le, car sinon, je ne serais pas honnête ! Il y a quelques jours, on m’a demandé si je croyais que telle ou telle musique, celle de Mahler aussi, était politique. Naturellement, toute production artistique est politique. Et plus un auteur refuse de l’admettre, plus il le prétend, et plus sa production l’est, car ce refus est en soi un acte politique, n’est-ce pas ? On ne doit pas être pour tel ou tel parti, être nazi ou anti-nazi. Une composante politique est une partie de la vie. On ne peut pas vivre autrement que de vivre dans sa demeure spirituelle, et cela est aussi politique : toujours.
  • Bernstein a popularisé Mahler. Comment vous positionnez-vous, par rapport à son esthétique mahlérienne ?
  • Il est totalement subjectif. Il transpose ses émotions personnelles dans l’interprétation de la musique. Pour lui – et c’est terrible -, sa sphère émotionnelle est pour lui plus importante que la partition. Je crois que c’est un gigantesque malentendu que cette prétendue renaissance mahlérienne commence précisément avec Bernstein. Parce que Bernstein a sentimentalisé, exagéré – il a tout exagéré -, et c’est pour cela qu’on entend le Mahler de Bernstein, mais pas le contenu de la partition, pour une grande part. Certaines choses lui réussissent, de façon quasi miraculeuse, comme le Finale de la 7e. qui est l’un des mouvements les plus problématiques, à cause de ses affinités avec les Maîtres Chanteurs. Mais le son, dans la 7e , va beaucoup plus loin dans la direction de la musique moderne, de la musique ultérieure, du côté des compositions contemporaines de Schoenberg ou Berg, dans une façpn de composer telle qu’on ne saurait l’imaginer dans l’esthétique de Bernstein, qui souligne les aspects régressifs, d’où son succès. Chez Mahler, face aux contenus du XXe siècle, aux déchirures de l’être humain et de la société, Bernstein, que j’admire par ailleurs, passe tout droit, et il n’est pas le seul…
  • Doit-on protéger Mahler contre ses admirateurs ?
  • Oui, je crois qu’on doit avoir le courage de renoncer à une certaine part de succès en ne jouant pas trop la douceur, en ne se noyant pas entièrement dans un beau son, mais au contraire en travaillant sur la polyphonie, la multiplicité des sons, non en insistant sur l’étagement vertical, sur une sorte de standard sonore de la musique romantique, mais au contraire en essayant de travailler sur la base des différentes lignes.
  • Avez-vous été influencé par les enregistrements de Bruno Walter ?
  • L’une des principales préoccupations de Walter, c’est d’aider Mahler, de contribuer à sa percée, de le hisser. Ce n’est pas si solide, si rugueux, si grimaçant, tel que ça devrait l’être par endroits, comme je le crois, d’après la partition, et il y a de nouveau le problème du son qui fait obstacle. Il est en quelque sorte, pour ainsi dire, un précurseur de Bernstein !
  • A quoi rattacheriez-vous la modernité de Mahler ?
  • Avant tout au contenu. Comme je l’ai dit précédemment, au déchirement de l’individu et de la société au XXe siècle, qui ressortissent déjà aux contenus de Mahler, et qui doivent être perceptibles, même quand la musique est par moments pacifiée. Elle est menacée : c’est en quelque sorte comme si le sol menaçait constamment de s’effondrer sous nos pieds. Par exemple, la 4e symphonie, qui est une jolie pièce, qui est décrite, entre guillemets, comme « haydnienne »… Mais le développement du 1er mouvement est infernal : on a vraiment l’impression de plus avoir de sol sous les pieds, lorsque c’est bien présenté, et que ce n’est justement pas enrobé, pas caressé. L’Adagietto, chez plusieurs chefs célèbres, dure 16, 17 minutes. Mais 14 minutes, c’est déjà bien trop lent. Lors de la création avec Mahler, il avait duré 8 minutes, peut-être sous le coup de l’excitation, puis plus tard, plusieurs fois, il dura 9 minutes, Cela ne doit donc pas dégouliner comme du beurre fondu…
  • En ce qui concerne les tempi corrects ?
  • C’est bête, mais Mahler n’a pas donné d’indications métronomiques. Le jeu trop rapide n’a guère sévi, dans les mouvements vifs, et ce ne serait pas différent, je le crois, s’il y avait des indications métronomiques. Même quand les chefs ignorent ce genre d’indications, ou n’y prêtent pas assez garde, il n’est pas vrai qu’ils puissent les ignorer totalement ; il en est ainsi que l’image « moyenne » même de Beethoven, sur ce plan, s’est bien modifiée depuis l’époque de Furtwängler, avant tout grâce à Toscanini, mais Toscanini ne se préoccupait guère des indications métronomiques, car il dirige de toute façon rapidement !
  • Qu’admirez-vous le plus chez Mahler en tant qu’homme ?
  • Eh bien, la partition ! Oui, les partitions, car à côté de sa profession – il a dirigé presque chaque soir…Il a été capable, chaque été, en deux mois et demi de vacances dont il disposait, à Maiernigg, à Toblach ou je ne sais plus où, d’écrire de grandes et importantes œuvres de 70 minutes, et pendant toute l’année, alors qu’il était tous les jours à l’opéra, d’instrumenter et de travailler sur ses partitions, et alors qu’il devait en toute hâte, pendant l’été, avec un tel travail en cours, rédiger des esquisses, et l’on voit bien cela sur le fac simile des esquisses de la partition de la 10e symphonie…En si peu de temps (je crois qu’il est mort à 51 ans), il a énormément travaillé, et de façon aussi exemplaire pour l’opéra, et pas seulement comme compositeur. Bien sûr, il devait gagner sa vie : avec ses symphonies, il ne gagnait pas grand-chose. S’il avait été libre, il n’aurait pas autant travaillé pour l’opéra…

Filmé à Zurich en septembre 2009, par Universal Edition

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Y aura-t-il d’autres volumes ?

Plus chiche est la discographie antérieure à la période allemande de Michael Gielen. On trouve encore quelques beaux enregistrements réalisés à Cincinnati, dont Gielen est le directeur musical de 1980 à 1985.

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Quelques disques où Gielen se fait un accompagnateur exigeant :

Ici avec la pianiste brésilienne d’origine polonaise, Felicja Blumental.

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Toujours à Vienne avec le jeune Brendel.

Plus récemment avec le tout jeune Christian Tetzlaff

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jeanpierrerousseaublog.com

 

 

 

Chailly symphonique

L’année de son 65ème anniversaire, Decca célèbre quarante ans de collaboration avec Riccardo Chailly

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Beethoven: Symphonies Nos. 1-9

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly

Beethoven: Leonore Overture No. 3, Op. 72b

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly

Beethoven: Fidelio Overture Op. 72c

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly

Beethoven: Coriolan Overture, Op. 62

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly

Beethoven: Egmont Overture, Op. 84

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly

Beethoven: The Ruins of Athens Overture, Op. 113

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly

Beethoven: Zur Namensfeier overture, Op. 115

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly

Beethoven: König Stephan Overture, Op. 117

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly

Brahms: Symphonies Nos. 1-4

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Brahms: Academic Festival Overture, Op. 80

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Webern: Im sommerwind (Idyl for large orchestra) (1904)

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Schoenberg: Chamber Symphony No. 1 in E major, Op. 9

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Schoenberg: 5 orchestral pieces, Op. 16

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Brahms: Symphonies Nos. 1-4

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly

Brahms: Tragic Overture, Op. 81

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly

Brahms: Intermezzo in E major, Op. 116 No. 4

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly
  • arr. for orchestra

Brahms: Intermezzo in E flat major, Op. 117 No. 1

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly
  • arr. for orchestra

Brahms: Variations on a theme by Haydn for orchestra, Op. 56a ‘St Anthony Variations’

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly

Brahms: Liebeslieder-Walzer, Op. 52: excerpts

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly
  • arr. for orchestra

Brahms: Neue Liebeslieder-Walzer, Op. 65: excerpts

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly
  • arr. for orchestra

Bruckner: Overture in G minor

  • Royal Concertgebouw Orchestra, Deutsches Symphonie-Orchester Berlin
  • Riccardo Chailly

Bruckner: Symphonies 0-9

  • Royal Concertgebouw Orchestra, Deutsches Symphonie-Orchester Berlin
  • Riccardo Chailly

Webern: Ricercata from J.S. Bach’s ‘Musical Offering’

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Wolf, H: Harfenspieler I (No. 1 from Goethe-Lieder)

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly
  • Matthias Goerne (baritone)

Wolf, H: Harfenspieler II (No. 2 from Goethe-Lieder)

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly
  • Matthias Goerne (baritone)

Wolf, H: Harfenspieler III (No. 3 from Goethe-Lieder)

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly
  • Matthias Goerne (baritone)

Wolf, H: Anakreons Grab (No. 29 from Goethe-Lieder)

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly
  • Matthias Goerne (baritone)

Dvorak: Carnival Overture, Op. 92

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Dvorak: Symphony No. 9 in E minor, Op. 95 ‘From the New World’

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Franck, C: Symphony in D minor

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Franck, C: Symphonic Variations for piano & orchestra, M46

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly
  • Jorge Bolet (piano)

Liszt: A Faust Symphony, S108

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Mahler: Symphonies 1-9

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Mahler: Symphony No. 10 in F sharp major

  • Radio-Symphonie-Orchester Berlin
  • Riccardo Chailly

Berg: Piano Sonata, Op. 1

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly
  • arr. for orchestra Versey

Berg: Sieben frühe Lieder

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly
  • Barbara Bonney (soprano)

Diepenbrock: Im großen Schweigen for bass solo & orchestra

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly
  • Håkan Hagegård (baritone)

Mahler: Bach Suite

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Mahler: Totenfeier

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Mendelssohn: Symphony No. 2 in B flat major, Op. 52 ‘Lobgesang’

  • London Philharmonic Orchestra, London Philharmonic Chorus
  • Riccardo Chailly
  • Margaret Price (soprano), Sally Burgess (soprano), Siegfried Jerusalem (tenor)

Mendelssohn: A Midsummer Night’s Dream Overture, Op. 21

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly

Mendelssohn: Symphony No. 2 in B flat major, Op. 52 ‘Lobgesang’

  • Gewandhausorchester Leipzig, Gewandhauschor Leipzig, Chor der Oper Leipzig
  • Riccardo Chailly
  • Peter Seiffert (tenor), Anne Schwanewilms (soprano), Petra-Maria Schnitzer (soprano)

Mendelssohn: Symphony No. 3 in A minor, Op. 56 ‘Scottish’

  • London Symphony Orchestra
  • Riccardo Chailly

Mendelssohn: Symphony No. 3 in A minor, Op. 56 ‘Scottish’

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly
  • London version, 1842

Messiaen: Turangalîla Symphony

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Mosolov: The Iron Foundry

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Prokofiev: Symphony No. 3 in C minor, Op. 44

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Varèse: Arcana

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Schumann: Symphonies Nos. 1-4

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Schumann: Symphonies Nos. 1-4

  • Gewandhausorchester Leipzig
  • Riccardo Chailly
  • orch. Mahler

Stravinsky: Symphony of Psalms

  • Berlin Radio Symphony Orchestra, Rundfunkchor Berlin
  • Riccardo Chailly

Stravinsky: Fireworks, Op. 4

  • Berlin Radio Symphony Orchestra
  • Riccardo Chailly

Stravinsky: Zvezdolikiy

  • Berlin Radio Symphony Orchestra, Rundfunkchor Berlin
  • Riccardo Chailly

Stravinsky: Le Chant du Rossignol

  • Berlin Radio Symphony Orchestra
  • Riccardo Chailly

Berio: Sinfonia

  • Electric Phoenix Ensemble, Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Tchaikovsky: Symphony No. 5 in E minor, Op. 64

  • Wiener Philharmoniker
  • Riccardo Chailly

Tchaikovsky: Manfred Symphony, Op. 58

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly

Zemlinsky: Symphony No. 2 in B flat major

  • Radio-Symphonie-Orchester Berlin
  • Riccardo Chailly

Zemlinsky: Psalm 23, Op. 14 ‘Der gute Hirt’

  • Radio-Symphonie-Orchester Berlin
  • Riccardo Chailly

Zemlinsky: Lyric Symphony Op. 18

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly
  • Håkan Hagegård (baritone), Alessandra Marc (soprano)

Zemlinsky: Symphonische Gesänge (7), Op. 20

  • Royal Concertgebouw Orchestra
  • Riccardo Chailly
  • Willard White (bass)

Puccini: Preludio Sinfonico

  • RSO Berlin
  • Riccardo Chailly

Puccini: Capriccio sinfonico

  • RSO Berlin
  • Riccardo Chailly

Verdi: Sinfonia in C

  • Orchestra Sinfonia di Milano
  • Riccardo Chailly

Rossini: Sinfonia al Conventello

  • Orchestra del Teatro Comunale di Bolgona
  • Riccardo Chailly

Rossini: Sinfonia di Bologna

  • Orchestra del Teatro Comunale di Bolgona
  • Riccardo Chailly

Rossini: Sonate a quattro Nos. 1 – 6

  • Orchestra del Teatro Comunale di Bolgona
  • Riccardo Chailly

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Celibidache à Munich

Warner a réédité en un seul boîtier les fameux enregistrements « live » de Sergiu Celibidache à Munich.

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Haydn: Symphony No. 92 in G major ‘Oxford’

Haydn: Symphony No. 103 in E flat major ‘Drum Roll’

Haydn: Symphony No. 104 in D major ‘London’

Mozart: Symphony No. 40 in G minor, K550

Beethoven: Symphony No. 2 in D major, Op. 36

Beethoven: Symphony No. 3 in E flat major, Op. 55 ‘Eroica’

Beethoven: Symphony No. 4 in B flat major, Op. 60

Beethoven: Symphony No. 4 in B flat major, Op. 60

Beethoven: Symphony No. 5 in C minor, Op. 67
Beethoven: Symphony No. 6 in F major, Op. 68 ‘Pastoral’

Beethoven: Symphony No. 7 in A major, Op. 92

Beethoven: Symphony No. 8 in F major, Op. 93

Beethoven: Symphony No. 9 in D minor, Op. 125 ‘Choral’

Brahms: Symphonies Nos. 1-4

Brahms: Variations on a theme by Haydn for orchestra, Op. 56a ‘St Anthony Variations’

Schubert: Symphony No. 9 in C major, D944 ‘The Great’

Schumann: Symphony No. 2 in C major, Op. 61

Schumann: Symphony No. 3 in E flat major, Op. 97 ‘Rhenish’

Schumann: Symphony No. 4 in D minor, Op. 120

Weber: Oberon Overture

Wagner: Siegfried Idyll

Wagner: Parsifal: Good Friday Music

Wagner: Tristan und Isolde: Prelude & Liebestod

Wagner: Die Meistersinger von Nürnberg: Overture

Wagner: Götterdämmerung: Siegfried’s Funeral March

Wagner: Tannhäuser: Overture

Bruckner: Symphony No. 3 in D minor ‘Wagner Symphony’

Bruckner: Symphony No. 4 in Eb Major ‘Romantic’

Bruckner: Symphony No. 5 in B flat major

Bruckner: Symphony No. 6 in A major

Bruckner: Symphony No. 7 in E Major

Bruckner: Symphony No. 8 in C minor

Bruckner: Symphony No. 9 in D Minor

Bruckner: Te Deum in C major, WAB 45

Bruckner: Mass No. 3 in F minor

Rossini: Guillaume Tell Overture
Rossini: Semiramide Overture

Rossini: La scala di seta Overture

Rossini: La gazza ladra Overture

Verdi: La forza del destino Overture

Mozart: Don Giovanni, K527: Overture

Berlioz: Le carnaval romain Overture, Op. 9

Mendelssohn: Hebrides Overture, Op. 26

Mendelssohn: A Midsummer Night’s Dream Overture, Op. 21

Schubert: Die Zauberharfe (The Magic Harp), D 644 – Overture

Smetana: Má Vlast: Vltava

Strauss, J, II: Die Fledermaus Overture

Debussy: La Mer

Debussy: Images for orchestra: II. Ibéria

Roussel: Petite Suite Op. 39

Roussel: Suite in F major, Op. 33

Milhaud: Concerto for marimba, vibraphone and orchestra, Op. 278

Milhaud: Suite française, Op. 248

Mussorgsky: Pictures at an Exhibition

Ravel: Boléro

Tchaikovsky: Symphony No. 4 in F minor, Op. 36

Tchaikovsky: Symphony No. 5 in E minor, Op. 64

Tchaikovsky: Symphony No. 6 in B minor, Op. 74 ‘Pathétique’

Tchaikovsky: The Nutcracker Suite, Op. 71a

Rimsky Korsakov: Scheherazade, Op. 35

Prokofiev: Symphony No. 1 in D major, Op. 25 ‘Classical’

Prokofiev: Symphony No. 5 in B flat major, Op. 100

Shostakovich: Symphony No. 1 in F minor, Op. 10

Shostakovich: Symphony No. 9 in E flat major, Op. 70

Barber: Adagio for Strings, Op. 11

Bartók: Concerto for Orchestra, BB 123, Sz.116

Bach, J S: Mass in B minor, BWV232

Mozart: Requiem in D minor, K626

Verdi: Requiem

Brahms: Ein Deutsches Requiem, Op. 45

Fauré: Requiem, Op. 48

Stravinsky: Symphony of Psalms

  • Münchner Philharmoniker
  • Sergiu Celibidache

Prokofiev: Symphony No. 1 in D major, Op. 25 ‘Classical’

  • Berliner Philharmoniker
  • Sergiu Celibidache
  • recorded Berlin, 1948

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Sawallisch chez Orfeo

Le site allemand jpc.de propose actuellement à prix réduit deux coffrets qui documentent une période essentielle de la carrière et de l’art de Wolfgang Sawallisch (1923-2013) – lire L’art de Sawallisch : sa direction ô combien féconde de l’Opéra d’Etat de Bavière de 1971 à 1992.

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Un premier coffret regroupe une série d’enregistrements exceptionnels de studio, tous publiés séparément, mais devenus indisponibles, qui ne doublonnent pas avec ceux parus sous d’autres étiquettes.

CD 1 WEBER Symphonies 1 & 2  (BRSO*) 

CD 2-5  BRUCKNER Symphonies 1, 5, 6, 9 (BSO*)

CD 6 BRAHMS Ein deutsches Requiem (BRSO, Margaret Price, Thomas Allen)

CD 7 Ouvertures WAGNER Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, VERDI La force du destin, MOZART La flûte enchantée, BEETHOVEN Leonore II, BRAHMS ouv. tragique (BSO)

CD 8 PFITZNER Palestrina, préludes actes I, II, III, Das Käthchen von Heilbronn ouv., Die Rose vom Liebesgarten, extr. (BRSO)

*BRSO = Bayerischer Rundfunk Symphonie-Orchester / Orchestre symphonique de la Radio Bavaroise

*BSO = Bayerischer Staatsorchester / Orchestre d’Etat de Bavière (orchestre de l’opéra)

Le second coffret regroupe trois « live », tous captés à Munich en juillet 1983- qui font référence depuis leur publication – des opéras de jeunesse de Wagner : Das Liebesverbot (Défense d’aimer), Die Feen (Les fées) et Rienzi

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Distributions :

Les Fées : Kurt Moll, Linda Esther-Gray, Kari Lövaas, Kristina Laki, John Alexander, June Anderson, Roland Herrmann, Jan-Hendrik Rootering, Cheryl Studer, BRSO

Das Liebesverbot : Hermann Prey, Friedrich Lenz, Kieth Engen, Sabine Haas, Pamela Coburn, Alfred Kuhn, Raimond Grumbach, BSO

Rienzi : René Kollo, Cheryl Studer, Jan-Hendrik Rootering, John Janssen, Bodo Brinkmann, Norbert Orth, Kieth Engen, Carmen Anhorn, Raimund Grumbach, Friedrich Lenz, BSO

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Gennady Rozhdestvensky : une discographie

Dresser la discographie du chef russe Guennadi Rojdestvenski (1931-2018) disparu ce 16 juin (lire L’imprononçable géantrelève de la mission impossible. Tant il a abordé de répertoires, d’ouvrages, d’époques. Comme s’il n’avait jamais eu aucun frein à sa curiosité. Essayons d’en distinguer les lignes de force et les chemins de traverse.

Il faut d’abord dire qu’il est très compliqué de se repérer dans les multiples labels, éditions et rééditions qui ont publié notamment les enregistrements de la période soviétique. C’est encore plus vrai sur les sites de téléchargement…

D’abord les Russes, essentiellement ceux du XXème siècle.

Rojdestvenski donne des versions très chorégraphiques des trois ballets de Tchaikovski, et dans les trois dernières symphonies, il est plus élégiaque qu’épique, bien loin de la rigueur d’un Mravinski et du souffle d’un Svetlanov.

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Admirable « live » de la BBC de La Belle au bois dormant

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Il accompagne son épouse, Viktoria Postnikova, dans les trois concertos de Tchaikovski (avec l’orchestre symphonique de Vienne)

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De Glazounov, il donne une première au disque de son oratorio Le Roi des juifs

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Comme Svetlanov a préempté le grand répertoire symphonique russe pour les monumentales collections Melodia (voir Le monument Svetlanovc’est sous des labels occidentaux que G.R. livre sa vision des grands symphonistes russes

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C’est dans Prokofiev que Rojdestvenski que révèle le mieux sa fantaisie, son sens de la narration, de l’ironie, du sarcasme. Dans les symphonies, comme dans les ballets, dont il est le seul à avoir réalisé une quasi-intégrale, ses enregistrements sont des références.

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C’est évidemment sa femme, Viktoria Postnikova, qu’il accompagne dans les concertos pour piano.

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Et c’est toujours lui qui signa, tout jeune, une version qui fait toujours référence de Pierre et le Loup avec l’inoubliable Gérard Philipe en récitant, dans la version française.

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L’autre grande affaire de la vie de chef de Rojdestvenski, c’est le lien très particulier qu’il entretient avec Chostakovitch, dont il révèlera toute une part méconnue de l’oeuvre avec une constance qui force l’admiration, ne se limitant pas aux symphonies, dont il réalisera  une intégrale contrastée avec l’orchestre symphonique du Ministère de la culture d’URSS.

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Ce double CD est une véritable mine : le Chostakovitch transcripteur, musicien de cirque ou de cinéma, de petits bijoux d’orchestration et d’humour, comme ce Tea for Two de Youmans, orchestré par le jeune Chostakovitch en moins de deux heures, ou ces polkas et valses de Johann Strauss irrésistibles.

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Rojdestvenski sera le premier à graver les ballets sarcastiques du jeune Chostakovitch, encore plein d’illusions sur les lendemains qui chantent. Partitions savoureuses et colorées.

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C’est encore G.R. qui réhabilite le premier ouvrage lyrique de Chostakovitch, Le Nezinspiré du conte fantastique de Gogol, représenté en 1930 puis interdit jusqu’en 1974 !

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Rojdestvenski est un partenaire de choix des deux solistes stars de l’URSS, Rostropovitch et Oistrakh.

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G.R. assume crânement son soutien à de jeunes compositeurs qui sont bien éloignés des critères posés par l’Union des compositeurs soviétiques dirigée de 1948 à 1991 (!) par l’indéboulonnable Tikhon Khrennikov.

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G.R. doit être un des rares Russes à avoir abordé les symphonies de Bruckner (qu’on trouve facilement en téléchargement, mais dans des éditions de très inégale qualité sonore !)

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Sibelius convient bien à G.R., les grands espaces, les frottements harmoniques. Longtemps ses enregistrements sont restés méconnus.

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D’autres grands symphonistes du XXème siècle, Nielsen, Enesco, Busoni, ont eu ses faveurs non exclusives !

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Si l’on veut un aperçu de la diversité des goûts de Guennadi Rojdestvenski, le coffret Brilliant Classics est idéal

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Enfin une rareté, mari et femme au piano dans un CD Brahms (Vox)

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jeanpierrerousseaublog.com : L’imprononçable géant

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Joseph Keilberth, 50 ans après

Il y a quelques mois, je regrettais une discographie lacunaire du chef d’orchestre Joseph Keilberth, né en 1908, mort d’une crise cardiaque le 20 juillet 1968. J’avais cependant entendu parler du projet de Warner de rééditer, dans sa série Icon, les enregistrements réalisés par le chef allemand pour Telefunken de 1953 à 1963. Voici le coffret tant attendu, avec pas mal d’inédits en CD, un intéressant travail de restauration même si certaines prises de son d’origine restent très confinées.

Un chef très « classique », qui chante et enchante dans Mozart, Haydn, Beethoven ou Brahms, qu’on aime depuis toujours dans Bruckner (prodigieuse 6ème symphonie), Johann ou Richard Strauss et dans d’incontournables Reger.

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Les prises mono sont marquées d’une astérisque *, les premières éditions en CD d’une croix +

Mozart: Symphony No. 28 in C major, K200 1963 +

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 30 in D major, K202 1953*+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 35 in D major, K385 ‘Haffner’ 1965

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 36 in C major, K425 ‘Linz’ 1965

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 38 in D major, K504 ‘Prague’ 1955

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 39 in E flat major, K543 1955

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 40 in G minor, K550 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Symphony No. 41 in C major, K551 ‘Jupiter’ 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Serenade No. 6 in D major, K239 ‘Serenata Notturna’ 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Notturno in D major K286 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Serenade No. 13 in G major, K525 ‘Eine kleine Nachtmusik’ 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Quadrilles (2), K463 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Divertimento No. 1 in E flat major, K113 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Divertimento in D major, K131

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: German Dances (6), K509 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Der Schauspieldirektor, K486: Overture 1959+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mozart: Die Zauberflöte, K620: Overture 1952*+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Haydn: Symphony No. 85 in B flat major ‘La Reine’1957

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Haydn: Symphony No. 101 in D major ‘The Clock’ 1957

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Coriolan Overture, Op. 62 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Leonore Overture No. 3, Op. 72b 1960

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: The Ruins of Athens Overture, Op. 113 1960

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Beethoven: The Ruins of Athens: Turkish March  1960

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Weber: Euryanthe Overture 1953*+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Weber: Der Freischütz Overture 1953*+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 1 in C major, Op. 21 1958

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 3 in E flat major, Op. 55 ‘Eroica’  1956

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Fidelio Overture Op. 72c 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 2 in D major, Op. 36 1958

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 4 in B flat major, Op. 60 1958

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Egmont Overture, Op. 84 1960

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 5 in C minor, Op. 67 1960

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 6 in F major, Op. 68 ‘Pastoral’ 1958

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 7 in A major, Op. 92 1960

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Beethoven: Symphony No. 8 in F major, Op. 93 1958*

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Schubert: Symphony No. 8 in B minor, D759 ‘Unfinished’ 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Schubert: Symphony No. 6 in C major, D589 1954+ (stéréo)

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Mendelssohn: Calm Sea and Prosperous Voyage, Op. 27 1962

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Mendelssohn: Hebrides Overture, Op. 26 1962

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Schumann: Symphony No. 1 in B flat major, Op. 38 ‘Spring’ 1953*

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Grieg: Peer Gynt Suite No. 1, Op. 46  1956*

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Grieg: Peer Gynt Suite No. 2, Op. 55  1956*

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Brahms: Symphony No. 1 in C minor, Op. 68 1951*

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Symphony No. 3 in F major, Op. 90  1963

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Symphony No. 2 in D major, Op. 73  1962

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Symphony No. 4 in E minor, Op. 98  1960

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Brahms: Tragic Overture, Op. 81 1957

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Hungarian Dance No. 3 in F major 1963

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Hungarian Dance No. 10 in F major 1963

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Hungarian Dance No. 1 in G minor 1963

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Brahms: Academic Festival Overture, Op. 80 1952*

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Smetana: Má Vlast: Vltava 1961

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Smetana: Má Vlast: Z ceských luhu a háju  1961

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Dvorak: Carnival Overture, Op. 92  1961

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Morgenblätter Walzer, Op. 279 1959+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Persischer Marsch, Op. 289 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: An der schönen, blauen Donau, Op. 314 1957+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Künstlerleben, Op. 316 1957+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Wein, Weib und Gesang, Op. 333 1957+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Kaiser-Walzer, Op. 437 1957+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Tritsch-Tratsch Polka, Op. 214 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Rosen aus dem Süden, Op. 388 1959

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Annen-Polka, Op. 117 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Perpetuum Mobile, Op. 257 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Leichtes Blut, polka schnell, Op. 319 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Accelerationen, Op. 234 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Egyptischer Marsch, Op. 335 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, J, II: Wiener Blut Waltz, Op. 354 1960

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Dvorak: Slavonic Dances Nos. 1-8, Op. 46 Nos. 1-8 1956+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Dvorak: Slavonic Dances Nos. 9-16, Op. 72 Nos. 1-8 1956+

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Dvorak: Symphony No. 9 in E minor, Op. 95 ‘From the New World’ 1961

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Dvorak: Cello Concerto in B minor, Op. 104 1958

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth
  • Ludwig Hoelscher (cello)

Wagner: Die Meistersinger von Nürnberg: Overture 1957

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Wagner: Die Meistersinger von Nürnberg: Prelude to Act 3 1957+

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Bruckner: Symphony No. 9 in D Minor 1956

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Bruckner: Symphony No. 6 in A major 1963

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Till Eulenspiegels lustige Streiche, Op. 28 1961

  • Berliner Philharmoniker
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Die schweigsame Frau: Pot-Pourri 1963

  • Bayerisches Staatsorchester
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Don Juan, Op. 20 1961

  • Bayerisches Staatsorchester
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Intermezzo, Op. 72: Four Symphonic Interludes 1963

  • Bayerisches Staatsorchester
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Waltz Sequence No. 1 (from Der Rosenkavalier) 1963

  • Bayerisches Staatsorchester
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Waltz Sequence No. 2 (from Der Rosenkavalier, Op. 59) 1963

  • Bayerisches Staatsorchester
  • Joseph Keilberth

Strauss, R: Salome: Dance of the Seven Veils 1963

  • Bayerisches Staatsorchester
  • Joseph Keilberth

Wagner: Lohengrin: Prelude to Act 1 1957

  • Philharmonisches Staatsorchester Hambur
  • Joseph Keilberth

Wagner: Lohengrin: Prelude to Act 3  1957

  • Philharmonisches Staatsorchester Hambur
  • Joseph Keilberth

Reger: Eine Ballettsuite, Op. 130 1962

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Reger: Variations and Fugue on a theme of Johann Adam Hiller Op. 100  1957

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Reger: Variations and Fugue for Orchestra on a Theme by Mozart, Op. 132 1962

  • Bamberger Symphoniker
  • Joseph Keilberth

Hindemith: Nobilissima Visione 1956*+

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth

Hindemith: Symphonic Metamorphoses on Themes by Carl Maria von Weber 1956*+

  • Philharmonisches Staatsorchester Hamburg
  • Joseph Keilberth