MOZART DIVERTIMENTI 136 à 138

Mozart a écrit  trois "symphonies salzbourgeoises" classées par Köchel dans les "divertimenti" et portant les numéros 136, 137 et 138. De petits bijoux pour orchestre de chambre (des cordes exclusivement).

J’aime deux versions, complètement extrêmes, celle, vraiment extraordinaire, spirituelle, vive, imaginative de Ton Koopman avec son orchestre baroque d’Amsterdam (ERATO), et celle de…Karajan avec ses cordes berlinoises : bien sûr, pas grand chose "d’authentique", un effectif qui doit avoisiner les 40 musiciens, mais c’est effectivement bluffant de faire atteindre un tel niveau de virtuosité collective à un ensemble aussi imposant, d’autant que Karajan prend des tempi hyper-rapides dans les mouvements vifs. Sûrement pas une "référence", mais la performance vaut l’écoute !

Mozart: DivertimentiDivertimenti K 136 & K 138/11

ITZHAK PERLMAN

Itzhak Perlman a été l’un des violonistes qui m’a le plus touché…au disque. Je ne l’ai jamais entendu en concert malheureusement. Il s’essaie aujourd’hui à la direcion d’orchestre, avec moins de bonheur semble-t-il.

La mode dans le disque classique est à la réédition nostalgique. Avec les pochettes d’origine. Toutes les "majors" s’y sont mises. SONY/RCA ne déroge pas à la règle et propose un coffret de 10 CD, conscacré à une grande part d’enregistrements inédits ou jamais publiés en CD de Perlman.

The Original Jacket Collection: Itzhak Perlman

EMI ayant toujours été l’éditeur principal du violoniste, on ne trouve pas ici les grands concertos du répertoire. Mais, dans le désordre, de magnifiques sonates de Prokofiev (avec le tout jeune Ashkenazy au piano), un Concert de Chausson avec le quatuor Julliard et Jorge Bolet, excusez du peu, ou encore des duos de Mozart et Leclair avec Zukerman.

 

MELINA MERCOURI

Je n’ai pas attendu le décès de Jules Dassin pour avouer mon admiration pour celle qui fut sa femme, sa muse, son actrice, Melina Mercouri. Bien sûr il faut revoir Never on sunday, mais j’aime avant tout la voix rauque, fêlée, durcie par le tabac, de cette grande dame grecque. On avait peine à trouver ses disques. Je viens de trouver, à la FNAC de Liège, une superbe réédition en deux CD, de toutes ses chansons, la plupart en grec, mais aussi celles qu’elle enregistra en français durant son séjour "obligé" dans l’Hexagone du temps des colonels.

MELINA MERCOURI 8X10 B&W PHOTO

HAYDN OUVERTURES

Je n’ai pas fini d’évoquer ici l’oeuvre et la discographie de Joseph Haydn, dont 2009 marquera le bicentenaire de la mort, et qui sera particulièrement à l’honneur de la prochaine saison de l’OPL.

Si les opéras de Haydn sont moins connus – moins réussis aussi – que ceux de Mozart, les ouvertures de ces opéras sont de petits bijoux, comme des symphonies en miniature, et, étrangement, la discographie de ces ouvertures est très pauvre. Manfred Huss et son très bel ensemble baroque "Haydn sinfonietta" ont réalisé deux volumes magnifiques de ces ouvertures. A savourer sans modération !

Ouvertures, Intégrale Vol.2

BRUCKNER SCHURICHT

La prochaine saison de l’Orchestre philharmonique de Liège sera centrée sur Vienne. Je n’aurai que l’embarras du choix pour évoquer les références discographiques des Haydn, Beethoven, Brahms, etc.

Poursuivant notre cycle Bruckner, nous proposerons deux grandes symphonies: la Troisième (dir.Theodor Guschlbauer) et la Neuvième (dir.Louis Langrée).

L’occasion pour moi de mentionner ici – parmi cent autres versions que j’admire! – trois enregistrements exceptionnels, dont pour moi la version véritablement de référence de la 9e, de Carl Schuricht avec l’orchestre philharmonique de Vienne, captés dans une magnifique stéréo au début des années 1960.

Les 8e et 9e symphonies ont été rééditées dans un double CD éco EMI, mais on ne les trouve plus guère que sur des sites de vente par correspondance ou dans des magasins de seconde main.

Anton Bruckner: Symphonies 8 & 9

Si vous les trouvez, achetez-les les yeux fermés!

La 3e symphonie, toujours avec Vienne, était aussi disponible dans une collection économique publiée par EMI Allemagne. Je vois qu’elle a été rééditée par Preiser Records…et téléchargeable sur IStore.

Bruckner: Symphony No. 3 

 

Là aussi, à acquérir d’urgence !

 

BRAHMS : CONCERTO POUR PIANO N°2

C’est toute une rubrique qu’il faudrait consacrer à une discographie comparée du second concerto pour piano de Brahms.

J’aimerais juste mentionner ici trois versions qui ne sont pas les plus couramment citées comme des "références" et qui figurent dans les trésors de ma discothèque.

1. La très belle version enregistrée par Sviatoslav Richter lors de son premier séjour aux Etats-Unis en 1959 avec Erich Leinsdorf et l’orchestre symphonique de Chicago, régulièrement rééditée sous étiquette RCA

2. La non moins belle vision de Geza Anda, très grand pianiste s’il en fut, enregistrée au début des années 1960 avec… Karajan et le philharmonique de Berlin, rééditée récemment dans la collection "Originals" de Deutsche Grammophon

 

3. Et enfin une version complètement disparue des circuits, que j’avais trouvée en Hollande dans une éphémère collection "Royal classics", et qui vient de reparaître dans le très imposant coffret Karajan/EMI: celle du pianiste allemand Hans Richter-Haaser, avec bien sûr Karajan et Berlin.

J’ai aussi des concertos de Beethoven avec Richter-Haaser (et le tout jeune Kertesz). C’est exceptionnel.

Zemlinsky : Symphonie Lyrique

 Cela fait des années que, pour des raisons totalement incompréhensibles, la célèbre version de référence de la Symphonie lyrique de Zemlinsky, avec l’orchestre philharmonique de Berlin, dirigé par Lorin Maazel, et en solistes Julia Varady et Dietrich Fischer-Dieskau, est introuvable dans les magasins de disques.

Mais elle vient subrepticement d’être rééditée sur IStore, donc téléchargeable. Une référence, absolument !