KARAJAN 60’s

J’ignore pourquoi ce coffret de 82 CD n’a jamais été disponible en Europe, alors qu’il est remarquablement composé et passionnant à plus d’un titre. Ce sont les Japonais qui ont publié la totalité des enregistrements réalisés par Karajan pour la célèbre marque jaune dans les années 60, avec les pochettes microsillon d’origine.

41OOaKKKUxL._SS400_.jpgPar rapport à tout ce qui a été déjà réédité (notamment en 2008, l’année du centenaire de la naissance du chef autrichien), assez peu d’inédits, mais plutôt amusants (comme des Marches ou la Musique pour un ballet de cavaliers de Beethoven).

Evidemment les premières intégrales des Symphonies de Beethoven et Brahms, les légendaires symphonies 4 à 7 de Sibelius, les concertos pour violon de Bach, Beethoven, Brahms, Sibelius, Tchaikovski avec l’incandescent et lumineux Christian Ferras.

Beaucoup de Mozart, mais à part les symphonies 29 et 33, surtout des Divertimenti où Karajan voulait manifestement prouver l’extraordinaire virtuosité d’ensemble de « ses » Berlinois », comme dans des Sonates pour cordes de Rossini. 

Comme souvent, c’est dans des répertoires où il est moins attendu que Karajan fait des étincelles. Ainsi dans Stravinsky, un premier Sacre du printemps (qu’il refera en 1977), Apollon Musagète ou la Symphonie en ut, une 5e symphonie de Prokofiev à mettre en tête de la discographie pourtant abondante de cette oeuvre, idem pour une 10e symphonie de Chostakovitch, donnée en URSS puis enregistrée en présence du compositeur (comme pour le Sacre, Karajan réenregistrera l’oeuvre en « digital » au début des années 80), ou encore les versions les plus poignantes des 2e et 3e symphonies d’Arthur Honegger.

On peut se procurer ce très beau coffret sur les sites de vente par correspondance (il faut faire jouer la concurrence, le prix pouvant varier du simple au double !)