LE CONCERTO POUR VIOLON DE KORNGOLD

 

Etrange et passionnante personnalité que celle d’Erich Wolfgang KORNGOLD (1897-1957). Enfant prodige à l’instar de son homonyme Wolfgang…. Amadeus Mozart, il compose dès l’âge de 12 ans et remporte un triomphe, à 23 ans, avec son opéra Die tote Stadt

Comme tant d’autres, Korngold fuira Vienne et l’Europe devant la montée du nazisme et trouvera refuge à Hollywood, où ses dons exceptionnels vont apporter un éclat nouveau à la musique de film (Robin des Bois, L’aigle des mers, etc.). Mais le compositeur n’oubliera jamais la musique « sérieuse » et c’est pour le grand Jasha Heifetz qu’il écrit en 1945 un concerto pour violon qui porte le même numéro d’opus (35) et a la même tonalité – ré majeur – que celui de Tchaikovski !

Ce concerto pour violon est joué cette semaine par Alina Pogostkina et l’OPRL dirigé par Domingo Hindoyan et a été enregistré pour Naïve par Laurent Korcia, l’OPRL et Jean-Jacques Kantorow (un CD récompensé par un DIAPASON D’OR)

L’occasion de faire le point sur la discographie qui s’est considérablement enrichie ces dernières années.

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Evidemment, la version du dédicataire et créateur est à écouter. 

Dans l’ordre de mes préférences, à la fois pour la pureté et la chaleur du jeu, je place les versions suivantes :

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Magnifique Gil Shaham dans un couplage finalement assez évident entre deux concertos « américains ».

Même couplage, avec le concerto de Walton en prime, sous l’archet rigoureux et lumineux de James Ehnes :

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Association plutôt surprenante de Brahms et Korngold dans la version très sensible de deux Russes, Nicolai Znaider et Valery Gergiev :        

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Les autres versions disponibles suscitent toutes des réserves. Anne-Sophie Mutter en fait des tonnes dans une oeuvre qui peut justement verser dans le cliché hollywoodien (DGG), Vadim Gluzman est un fabuleux et passionnant violoniste, accompagné à la va-vite par un Neeme Järvi peu soigneux (BIS), notre cher Renaud Capuçon ne nous a pas convaincu – et encore moins l’accompagnement terne et sans relief de Yannick Nézet-Séguin – dans un couplage audacieux, Beethoven et Korngold (VIRGIN).

Je n’ai pas écouté la récente version du violoniste tchèque qui monte, Pavel Sporcl, qui donne aussi le trop rare concerto de Richard Strauss (Supraphon), mais connaissant d’autres disques de ce talentueux artiste, celui-ci doit mériter un coup d’oreille !

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Auteur : JPRousseau

Globetrotter, world traveler

Une réflexion sur « LE CONCERTO POUR VIOLON DE KORNGOLD »

  1. A la suite d’une émission de La Tribune des Critiques consacrée au concerto de Barber, j’ai acheté le disque de Gil Shaham, et découvert par la même occasion le concerto de Korngold. Partition qui me semble de plus en plus jouée et bien mieux connue depuis quelques années. Au même moment, Bastille donnait une Ville Morte somptueuse.
    On comprend, en l’écoutant, pourquoi et comment Korngold est devenu l’un des pères de la « grande » musique de cinéma. C’est large, plein de souffe et il suffit de fermer les yeux pour voir des paysages immenses et aussi plein d’autres choses.

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