LES SYMPHONIES DE SCHUMANN

Un point sur l’abondante discographie des Symphonies de SCHUMANN, avant que ne s’achève l’année du bicentenaire de sa naissance. Pour une fois on fera un classement, très subjectif, des versions à garder dans une « discothèque idéale », et de celles qu’on peut éviter même si elles sont signées d’illustres chefs.

Les Anglais republient au compte-gouttes les légendaires bandes Westminster, gravées à Londres au milieu des années 50. Une stéréo parfaite, un rendu un peu sec, voire acide. Dans ce cadre on (re)découvre une intégrale des symphonies de Schumann due à Adrian Boult, qu’on n’attend pas vraiment dans ce répertoire. Tout à fait étonnant, des tempi légers, souvent très rapides (peut-être les plus vifs de toute la discographie). Rien de pesant, ni de « germanique ».

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On aime beaucoup les deux versions Bernstein, avec une préférence pour les gravures new-yorkaises (notamment une 3e Rhénane d’anthologie).

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Grandeur et pudeur se côtoient dans la très belle vision d’Armin Jordan et de son Orchestre de la Suisse Romande (qu’on trouve soit sous étiquette WARNER/APEX soit sous CASCAVELLE)                                                                                                                                                                     

J’aime beaucoup la fraîcheur de la vision du jeune Zubin Mehta et la sonorité inimitable des Wiener Philharmoniker

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En revanche, quelle raideur, quelle énergie sans poésie chez Solti avec les mêmes Philharmoniker

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Autre déception, Karajan, qui monumentalise ces symphonies, leur donnant un poids et un empois qui n’ont rien de fébrile ni de romantique

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A force de tenir toujours une sorte de juste milieu, Kubelik nous ennuie vite

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Reste Sawallisch, sauvé par la somptuosité de la Staatskapelle de Dresde, trop souvent prévisible et un peu timoré. Même si le tout a de l’allure, et en particulier l’Ouverture, Scherzo et Finale, dont on a ici la version de référence.

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Auteur : JPRousseau

Globetrotter, world traveler

3 réflexions sur « LES SYMPHONIES DE SCHUMANN »

  1. J’aime quand même beaucoup Sawallisch mais un détail curieux est à signaler. J’avais acquis il y a bien longtemps l’intégrale en 2 CD séparés: il y avait certes du souffle « analogique » mais l’interprétation était magnifique (quelle 3e!). Par contre dans le coffret que vous présentez, le souffle analogique a disparu…mais le souffle qui animait l’interprétation aussi. Un remastering bien malheureux…

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  2. moins attentif que vous, je n’ai pas remarqué ce détail certes important. Je pense que c’est le lot de beaucoup de rééditions… et l’exigence d’un certain type de « consommateurs » : plutôt un produit bien « clean » – et surtout l’élimination de ce fameux « souffle de bande » – plutôt que le souffle.. artistique !

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  3. Mon intégrale préférée est celle de Georges Szell avec Cleveland, parfois un peu raide mais pleine de vie, avec une merveilleuse dynamique.
    Mais je vous rejoins sur Bernstein, dont la rhénane, dès les premières mesures, est une vraie merveille.

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