POEMES SYMPHONIQUES DE REGER

Pour des raisons incompréhensibles, le compositeur Max Reger (1874-1916) passe pour un épigone austère de Bach. Les poèmes symphoniques de la fin de sa vie sont pourtant tout sauf austères ou « germaniques ». J’avais fait jouer il y a quelques années les quatre poèmes symphoniques sur des tableaux de Böcklin (dont la fameuse Ile des morts qui est aussi un chef-d’oeuvre de Rachmaninov). Pour ceux qui seraient rebutés par les séries de Variations, parfois un peu longues, sur des thèmes de Hiller, Beethoven ou Mozart, je leur conseille d’écouter Eine Ballett-Suite ou Eine romantische Suite.

Magnifique coffret de 7 CD réuni par Berlin Classics, pour l’essentiel composé d’enregistrements du trop méconnu Heinz Rögner avec l’orchestre symphonique de la radio de Berlin-Est
Reger: Böcklin Suite; Hiller Variations
Sompteux disque dû à Neeme Järvi et au Concertgebouw d’Amsterdam, qui vient d’être réédité en double CD BRILLIANT CLASSICS (avec le Psaume 100 et les Variations Mozart dans l’honnête version de Valery Polianski
Et pour ceux qui tomberaient dessus, une extraordinaire version des mêmes poèmes d’après Böcklin et de la Suite romantique par Hans Schmidt-Isserstedt et l’orchestre de la radio (NDR) de Hambourg (Acanta)